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Le sort de l’Irak après les élections

La rédaction
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Différents signes indiquent que, suite à la publication des résultats électoraux, l’Irak pourrait se diriger vers une partition de fait. Dans ce cadre, on notera les plans de redéploiement et de retrait des forces américaines et britanniques ainsi que la volonté des Kurdes d’obtenir une plus grande autonomie, voire leur indépendance.

Le 28 janvier, le Guardian et le New York Times ont affirmé que le secrétaire britannique à la Défense, Geoffrey Hoon, et son homologue américain Donald Rumsfeld s’était mis d’accord sur « un plan de sortie » de l’Irak, centré sur « le doublement du nombre de policiers à entraîner ». Selon certaines sources, aucun délai pour le retrait n’a été fixé et la police irakienne continuera de bénéficier du soutien d’un important contingent de troupes américaines et britanniques. Le 25 janvier, le général James Lovelace, adjoint au chef d’état-major de l’Armée chargé des opérations, a annoncé que 120 000 soldats resteraient encore deux ans pour entraîner les forces irakiennes et les aider à combattre les insurgés. Quant au président Bush, il a mentionné pour la première fois dans une interview avec le New York Times qu’il retirerait certaines forces si le gouvernement irakien « souverain » le demandait. Mais il croit savoir que celui-ci est plutôt favorable à leur maintien.

A en juger par les rapports d’experts régionaux, il paraît que le plan consistera à orchestrer un « arrangement » post-électoral, où le nouveau gouvernement demandera aux forces américaines et britanniques de partir - mais pas tout de suite. La première étape serait le retrait des troupes des centres urbains pour les installer sur des bases, d’où elles pourraient sortir pour donner un coup de main contre l’insurrection. Ces bases, déjà construites dans six ou sept régions différentes, seraient permanentes.

En même temps, les tensions montent de manière dramatique entre Kurdes et Arabes à Kirkouk. Plus de 100 000 Kurdes se sont vu accorder le droit de vote dans cette ville, pour les élections nationales et régionales, après avoir affirmé que Saddam Hussein les avaient expulsés. L’accord sur leur droit de vote, ainsi que sur l’allocation de 17% des revenus nationaux à la région kurde et le renversement de l’« arabisation », fut contresigné par les ambassadeurs américain et britannique en Irak. Peu avant les élections, un porte-parole de l’Union patriotique du Kurdistan, Noshirwan Moustafa, a déclaré que les Kurdes poseront certaines « conditions » à leur maintien en Irak. Si les Chiites ont trop de pouvoir, les Kurdes opposeront leur veto à toute nouvelle Constitution.

Le 26 janvier, le commandant adjoint de l’armée turque, le général Ilker Basbug, a dénoncé le fait que « des centaines de milliers de Kurdes se sont installés à Kirkouk et inscrits sur les listes électorales. (...) Pire encore, ces développements pourraient menacer l’unité territoriale et politique de l’Irak. » Le lendemain, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, déclarait : « Toute erreur à Kirkouk aura un impact négatif sur l’avenir de la paix en Irak. (...) Les Nations unies, l’Amérique et d’autres forces de la coalition ne devraient jamais permettre une structure défavorable là-bas. » Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères, Abdallah Gul, nota que le bouleversement « de la structure démographique de Kirkouk représenterait une menace grave pour l’avenir de l’ensemble de l’Irak . »

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