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Le succès de la Malaisie

La rédaction
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Dans une interview au journal japonais Mainichi Shimbun du 26 septembre, le premier ministre malaisien Mahathir Mohammad a recommandé à Tokyo de mettre en oeuvre des contrôles de change.

Il estime en effet qu’un yen en fluctuation est négatif à la fois pour le Japon et pour ses partenaires commerciaux en Asie et, par conséquent, le Japon pourrait s’inspirer du « succès de la Malaisie », que reconnaissent même la Banque mondiale et le FMI. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il n’avait pas participé au sommet de l’APEC à Auckland, le Dr Mahathir a répondu qu’il était déçu par les Etats-Unis et les autres pays développés qui ne font rien pour réglementer les fonds d’arbitrage.

Il a néanmoins salué les propos tenus par le président Clinton lors de ce sommet sur la nécessité d’établir de nouvelles régles bancaires internationales pour réguler les institutions financières à fort effet de levier. Le succès des contrôles de change malaisiens a été mis en avant lors d’un séminaire dans la capitale américaine, tenu en marge de la réunion annuelle de la Banque mondiale et du FMI et organisé par le US-ASEAN Business Council et le groupe d’Asie du Sud-Est de la Banque mondiale.

Parmi les orateurs, il y avait le vice-ministre des Finances, Dato Mustapa Mohamed, et le vice-gouverneur de la Banque centrale, le Dr Zeti. Le premier a évoqué la rupture de son pays avec les recommandations du FMI pour adopter des contrôles de capitaux sélectifs, ce qui a permis d’arrêter la spéculation contre le ringgit et de favoriser des investissements directs à long terme. La Malaisie, rappela-t-il, avait une dette extérieure relativement faible et suffisamment de ressources nationales pour financer la restructuration des créances douteuses et la recapitalisation du secteur bancaire. La Malaisie, selon le Dr Mustapa, appelle à la régulation des « institutions à haut effet de levier », comme les hedge funds, ainsi qu’à des contrôles indirects des prêts qui leur sont accordés.

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