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Le système financier comparable à celui de l’ancienne Allemagne de l’Est

La rédaction
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Dans une interview au Frankfurter Allgemeine du dimanche 12 février, le directeur de fonds allemand Peter Huber a estimé que « nous nous dirigeons vers une grave crise financière ». Le déficit béant de la balance des paiements américaine va continuer à se creuser, entraînant une explosion des avoirs étrangers en dollars. Les réserves en devises de la Chine dépassent déjà les 800 milliards de dollars. A un certain point, ceci devrait conduire à un krach du dollar et une hausse massive des taux d’intérêt. Le prix de l’or pourrait grimper vers les « 2000 dollars l’once », selon Huber. En outre, les « liquidités excessives » sur les marchés internationaux des capitaux ont créé des « bulles boursières presque partout », notamment dans le secteur de l’immobilier. Enfin, Huber trace un parallèle entre le système financier international d’aujourd’hui et la phase terminale du système communiste en Allemagne de l’Est : « Chacun savait que l’Etat était dans une condition extrêmement précaire. Mais l’effondrement est intervenu bien plus tôt qu’on ne le pensait. »

Déséquilibres intenables dans la zone euro

Selon la Banque centrale d’Espagne, le déficit du compte courant espagnol a augmenté de presque 60 % au cours des 11 premiers mois de 2005, par rapport à l’année précédente. Il se situe désormais à 60,7 milliards d’euros, soit 7,3 % du PIB national. En pourcentage, l’Espagne surpasse ainsi les déficits impressionnants des pays anglo-saxons (Australie 5,9 %, Etats-Unis 5,8 %, Grande-Bretagne 3,4 %) pour se placer en tête des pays déficitaires de l’OCDE.

Au cours de la même période, le déficit commercial s’est élevé à 63 milliards d’euros, dopé par une augmentation de 11,4 % des importations et une stagnation du tourisme. L’accroissement des importations s’explique avant tout par une facture pétrolière plus lourde et une augmentation de 14 % des achats de biens d’équipement, notamment d’Allemagne. En même temps, l’endettement des ménages espagnols et de l’ensemble de l’économie est en forte augmentation, tandis que la bulle du logement ne cesse de gonfler.

Par ailleurs, en Allemagne, l’excédent commercial atteint des records - 162 milliards d’euros en 2005. Cependant, l’économie intérieure allemande, notamment des secteurs comme le bâtiment et le commerce de détail, est en pleine dépression. Avant l’introduction de l’euro, ces déséquilibres auraient pu être traités par une dévaluation graduelle de la peseta et une réévaluation du mark. Mais dans un régime de monnaie unique, ces mécanismes d’équilibre n’existent plus et les déficits commerciaux et du compte courant continuent d’augmenter.

Le boom du crédit et la croissance concomitante de la masse monétaire dans l’économie espagnole reviennent, en fin de compte, à imprimer davantage d’euros en Espagne afin de pouvoir se procurer gratuitement des biens en provenance d’autres pays de la zone euro. Un économiste allemand indiquait que cette situation était « absolument intenable » et qu’on pourrait bientôt entendre des appels à la création de fonds de sanctions pour les pays déficitaires, ce qui serait une première étape vers l’éclatement de l’euro.

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