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Le système financier gravement touché

La rédaction
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L’administration Bush et la Réserve fédérale tentent frénétiquement de faire bonne figure jusqu’en novembre, prétendant que l’économie américaine amorce une « solide reprise », niant l’existence d’une bulle dans le marché du logement et affirmant que les taux d’intérêt n’augmenteront que très lentement. A l’intérieur du Parti démocrate, le DNC semble dire la même chose, niant pour l’essentiel la crise économique et financière systémique. Néanmoins, on perçoit de plus en plus de craquements dans le système financier :

Les marchés boursiers, en particulier les valeurs « technologiques », continuent de chuter. Les indices clés comme le S&P 500 et le Nasdaq sont à leur plus bas niveau cette année. Des centaines de rapports publiés par les entreprises pour le deuxième trimestre présentent des profits et des chiffres d’affaire assez décevants, offrant des perspectives plutôt sombres pour les trimestres à venir.

La baisse des marchés boursiers a contribué à contracter fortement les recettes budgétaires américaines ces dernières années. L’Internal Revenue Service (IRS) vient de publier des statistiques montrant que les revenus avant impôt ont chuté de 5,1% de 2000 à 2002. Si l’on prend en compte la croissance de la population, les revenus moyens ont décliné de 5,7%. Compte tenu de l’inflation, les revenus ont chuté de 9,2%. Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, les revenus des ménages américains ont diminué sur deux années consécutives.

Sur le New York Mercantil Exchange (NYMEX), le prix du pétrole a atteint des sommets - presque 44 dollars le baril. Les craintes de voir le producteur de pétrole russe Youkos cesser ses exportations en raison de l’interdiction de la vente des biens imposée par le ministère russe de la Justice, ont contribué à pousser le prix du pétrole sur le NYMEX au niveau record de 43,05 dollars le 28 juillet. Le même jour, sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le Brent a temporairement passé la barre de 40 dollars pour la première fois en 13 ans. Toutefois, même après que le ministre russe de la Justice eut clarifié la question de Youkos, le prix du pétrole a continué à grimper. Le 30 juillet, il atteignait les 43,80 dollars sur le NYMEX et 40,03 dollars à Londres.

Cela montre que les prix du pétrole sont liés à un sentiment général d’insécurité, alimenté par de nouvelles « menaces terroristes » - et non à des événements quotidiens spécifiques sur lesquels sautent les spéculateurs. Cette explosion des prix du pétrole provoque un choc inflationniste dans l’économie ainsi que pour les bulles boursières qui reposent toutes sur le pari d’une faible inflation et donc de faibles taux d’intérêt.

Dette des ménages : un nouveau rapport de la Banque d’Angleterre a révélé que la dette des ménages en Grande-Bretagne, malgré les récentes hausses des taux par la banque centrale, continuait à grimper de manière dramatique, dépassant le seuil des 1000 milliards de livres. La majeure partie de cette dette, soit 827 milliards de livres, est une dette hypothécaire. Il y a 122 autres milliards de livres de prêts bancaires et prêts à découvert impayés, ainsi que 55 milliards de livres de dettes sur cartes de crédit. La dette des ménages a doublé au cours des 7 dernières années, atteignant presque la valeur du PIB britannique. Des processus de même nature ont lieu aussi dans diverses parties du monde, à commencer par les Etats-Unis.

Marchés du logement : suite aux nouvelles perturbations sur les marchés obligataires, la moyenne des taux d’intérêt sur les prêts hypothécaires à 30 ans aux Etats-Unis a de nouveau franchi la barre de 6%. Selon un rapport du département du Commerce, les ventes de nouvelles maisons sont restées relativement stables au mois de juin. Cependant, ces moyennes masquent une certaine réalité : s’il existe toujours une ruée sur le logement dans certaines partie des Etats-Unis, il y a par contre des régions où les ventes de maisons chutent fortement. En juin, elles ont baissé de 14,2% dans le Nord-Est et de 13,1% dans l’Ouest. Morgan Stanley a publié un nouveau rapport affirmant que 25% de l’économie mondiale était influencée par l’exubérance spéculative sur le marché du logement, notamment en Australie, Grande-Bretagne, Chine, Corée du Sud, Espagne, Pays-Bas et Afrique du Sud. 40% de l’économie mondiale est affectée par la menace de bulles spéculatives, notamment aux Etats-Unis, au Canada, en France, en Suède, en Italie, à Hong Kong, en Thaïlande, en Russie et en Argentine.

Hedge Funds : ces derniers mois, les hedge funds ont été dévastés par la chute des marchés financiers, notamment des marchés obligataires, survenue en avril et mai. Les hedge funds utilisent souvent le capital investi de leurs clients comme nantissement pour emprunter des montants beaucoup plus élevés auprès des banques, qui sont ensuite canalisés dans des investissements encore plus risqués. Le renversement soudain des taux d’intérêt au printemps a provoqué d’énormes pertes pour ce type d’accords financés à crédit. Etant donné qu’il n’existe pas de régulation efficace, personne ne connaît l’état exact de la situation dans le secteur des hedge funds. Selon Bloomberg, le plus grand hedge fund au monde, « Man Group », est l’un de ceux qui ont été sévèrement frappés dans la première moitié de 2004.

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