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Le système financier sur le point d’éclater

La rédaction
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Dans Investment Outlook de février 2004, Bill Gross, directeur de Pacific Investment Management Company (PIMCO), a présenté une analyse plutôt inhabituelle de la dégénérescence de l’économie américaine et du système financier international, qui rappelle ce que LaRouche annonce depuis des années. PIMCO est le premier fonds de placement mondial spécialisé dans les obligations et l’un des plus grands détenteurs de bons du Trésor américains en dehors des banques centrales asiatiques.

Gross souligne tout d’abord que « l’économie de Greenspan » est basée sur la « substitution des travailleurs américains par une main-d’œuvre à bon marché en Asie et en Amérique latine. » Il ajoute ironiquement que « c’est une économie pleine de merveilles technologiques comme le Net, les téléphones cellulaires, la transmission rapide de l’information, alors que nous ne serions peut-être plus en mesure d’aller sur la Lune depuis qu’en l’espace d’une vingtaine d’années, les Etats-Unis sont passés d’une économie de production à une économie de services basée sur la finance. » La compagnie General Electric est un parfait exemple de cette transition : « En 1980, 92% des profits déclarés provenaient des filiales industrielles. En 2003, près de 50% des résultats provenaient de filiales financières, fortement dépendantes de l’effet de levier, du coût de cet effet de levier et de la capacité à manœuvrer sur le marché des swaps . »

Gross lance alors cette mise en garde : « Cette histoire n’aura pas une fin heureuse. Il ne sera peut-être pas midi pile (high noon, en référence au célèbre western avec Gary Cooper) en termes de temps, mais il le sera en termes d’ultime issue. (...) La dette, en pourcentage du PIB, a grimpé en flèche au cours des 20 dernières années pour se situer aujourd’hui à des niveaux historiques, à peine frôlés au moment de la dépression des années 30. (...) Jusqu’ici pas de problème, diraient les adeptes du New Age. Qu’y a-t-il de mal à ce qu’une dette atteigne 400% ou 500% du PIB ? Qu’y a-t-il de mal à larguer [des liquidités] à partir d’hélicoptères, si nécessaire, ainsi que l’a suggéré [le gouverneur de la Fed] Ben Bernanke ?

« Mais à un moment donné quelqu’un dira ’’ça suffit’’ à cette escalade apparemment sans fin du ratio dette/PIB. Peut-être s’agira-t-il de PIMCO et de ceux qui pensent comme PIMCO ; peut-être s’agira-t-il des détenteurs étrangers d’obligations qui en auront assez de l’érosion monétaire et inflationniste du capital ; peut-être s’agira-t-il des preneurs de risques des hedge funds, morts de peur devant une future crise LTCM. Difficile à dire, mais je vous dis que cela va arriver, hélicoptère ou pas, avec, en plus, une récession comme on n’en a pas vu depuis au moins le début des années 80, lorsque Volcker est entré en fonctions . »

Justement, à ce sujet, les ministres des Finances et des dirigeants de banque centrale des pays du G-7, réunis à Boca Raton, en Floride, étaient très préoccupés, outre le déclin rapide du dollar, par la crainte d’« un autre LTCM ou Parmalat ». Et pour cause. Le 26 janvier, dans la résidence de l’ambassadeur américain en Belgique, une réunion secrète avait eu lieu entre des représentants de la Securities and Exchange Commission américaine (SEC) et des organismes de régulation italiens, britanniques, français et de l’UE. Selon le quotidien italien Corriere della Sera, l’ordre du jour était « rigoureusement top secret dans les détails. Mais, probablement suite à l’affaire Parmalat, des formes possibles de collaboration entre autorités de régulation ont été explorées ».

Entre-temps, Rainer Masera, directeur d’une des banques créancières de Parmalat (SanPaolo-IMI), déclarait le 2 février qu’il était particulièrement inquiet de « l’aspect produits dérivés du défaut de paiement de Parmalat ». Dans le Washington Post du 3 février, le chroniqueur David IGNATIUS écrivait qu’il faudrait demander au président Bush et aux candidats démocrates ce qu’ils pensent des risques de l’apparition de nouveaux « cygnes noirs » sur les marchés financiers globaux, du même genre que la cessation de paiement sur la dette russe de septembre 1998 et la faillite du hedge fund LTCM peu après.

Par ailleurs, le 5 février, la Banque d’Angleterre a relevé de 0,25% ses taux directeurs. Un spécialiste de la City de Londres nous a confié que la bulle immobilière en Grande-Bretagne, proportionnellement plus menaçante que celle des Etats-Unis, est sur le point d’éclater, ce qui comporte certainement un risque systémique. A cela, il faut ajouter d’autres facteurs de « risques systémiques », comme le gonflement du déficit commercial, budgétaire et du compte courant américain. Or, « les gestionnaires du système financier ne savent pas où chercher les risques systémiques. Jusqu’à récemment, ils se sont concentrés sur le système bancaire, mais comme une grande partie de la dette bancaire a été vendue au secteur des assurances, au moyen notamment des produits dérivés, le risque a été transféré sur le secteur des assurances, qui est un terrain inconnu. Il existe un risque systémique dans ce secteur. »

En outre, il y a le risque d’autres Parmalat encore plus importants. « Pour commencer, affirma cette source, nous ignorons si Parmalat n’a perdu que 12 milliards d’euros. Au-delà de cela, se pourrait-il que des sommes bien plus importantes, ailleurs dans le système, aient disparu ? (...) Qu’est-ce que cela laisse penser des activités des agences de régulation ? Y a-t-il complicité entre les régulateurs et des éléments criminels ? Ceci met en lumière une menace potentielle pour l’ensemble du système financier. Que se passera-t-il si une société perd 120 milliards de dollars au lieu de 12 milliards ? Quelque chose de bien plus énorme et de bien pire que Parmalat. (...) Ceci pourrait secouer très sérieusement le système bancaire. (...) Je sais que la banque d’Angleterre est inquiète à ce sujet (...) ainsi que des responsables du G-7. (...) Mais le fait d’en parler risquerait de provoquer une crise de confiance qu’ils veulent éviter, d’où la discrétion . »

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