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Le talon d’Achille de Vladimir Poutine

La rédaction
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Suite aux violentes protestations de dizaines de milliers de retraités à travers toute la Russie, le président Poutine a publiquement soulevé la question des troubles sociaux et politiques déclenchés par le remplacement, le 1er janvier, des avantages en nature par des versements en liquide. A propos de la « réforme » que la Douma avait adoptée en été dernier, Poutine critiqua la manière dont la nouvelle politique avait été appliquée, nommant spécialement le Premier ministre Fradkov et le ministre de la Santé Zurabov, tout en défendant, pour l’essentiel, la réforme.

La nouvelle loi, entrée en vigueur le 1er janvier, supprime de nombreuses subventions dans le secteur social, conformément aux exigences formulées depuis plus d’une décennie par les institutions financières internationales, notamment le FMI. En effet, à la place d’avantages en nature - gratuité des soins médicaux et des transports en commun pour les retraités, subventions à hauteur de 50% pour le logement, le gaz et l’électricité et le téléphone en faveur des retraités et handicapés - les bénéficiaires reçoivent un versement mensuel allant de 25 à 40 dollars. Alors que l’architecte de la privatisation des retraites au Chili, Jose Pinera, et le CATO INSTITUTE de Washington vantaient les mérites de cette « réforme » auprès de Poutine, des économistes moins idéologiques tiraient la sonnette d’alarme, prévoyant que cette mesure serait un choc terrible pour les 40 millions de Russes concernés (près d’un tiers de la population).

Effectivement, le choc fut brutal lorsque, dès le 10 janvier, après la période des fêtes, les retraités, soldats, policiers, etc. durent acheter un billet pour monter dans le bus ou le train. Une semaine plus tard, quelque dix mille personnes participaient à des blocus de routes ou des manifestations dans la région de Moscou. Le 15 janvier, quinze mille personnes protestaient dans le centre de Saint-Pétersbourg, tandis que sept mille autres défilaient dans les rues de Tomsk, en Sibérie occidentale, et d’autres villes. Alors que le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe déplorait les effets préjudiciables de cette réforme, le commandant de l’armée de l’air, ainsi qu’un conseiller de Fradkov, ont fait savoir que les militaires étaient particulièrement mécontents des nouvelles mesures.

Lors de la réunion du gouvernement le 17 janvier, Vladimir Poutine a critiqué le gouvernement central et les autorités des régions pour avoir mal préparé la mise en œuvre des mesures, de façon à protéger les plus pauvres. En effet, à la mi-janvier, certaines régions n’avaient encore effectué aucun versement en liquide. Il demanda que les régions mettent en vente une carte de transport mensuelle dont le prix ne dépasse pas le montant de l’indemnité attribuée, annonçant également que l’augmentation de la pension retraite interviendrait dès le 1er mars et qu’elle serait deux fois plus importante que prévu. La réforme, dit-il, était cependant « nécessaire ».

L’économiste Serguei Glaziev estime pour sa part que les protestations des retraités ne sont que le début d’une dynamique qui va s’amplifier lorsque les anciens bénéficiaires recevront leurs factures d’électricité, de loyer, etc. En effet, les tarifs vont augmenter de 35 à 40% dans la plupart des régions. Dans un discours prononcé le 19 janvier à Moscou, Glaziev, qui est également député, a déclaré que « l’abolition de la gratuité des transports, l’augmentation des loyers et des prix de l’électricité et du gaz, l’élimination de presque toutes les subventions d’Etat pour les enfants, y compris les petits-déjeuners gratuits à l’école dans la plupart des régions, impliquent un choix pour les gens : soit défendre leurs intérêts par tous les moyens possibles, soit renoncer au droit à la vie ». D’après Glaziev, les programmes de réforme de la santé se traduiront par une forte augmentation du coût des soins médicaux, et des millions de personnes souffrant de maladies chroniques n’auront plus les moyens de se procurer les médicaments vitaux.

L’économiste russe appelle à un référendum national sur cette question. Il déclara à la réunion que « la libre compétition » ne doit pas avoir sa place dans le secteur social « car les biens et les services fournis par ce secteur ne sont pas destinés à produire des profits courants, mais à assurer le développement de la nation, de la société et du bien-être général ». Certaines personnes, d’après lui, tentent d’exploiter la crise actuelle pour « amener au pouvoir un nouveau Pinochet russe, à la place du Président actuel ».

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