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Le tarissement des sources du crédit global

La rédaction
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Dans le Daily Telegraph du 24 février, un article d’Ambrose Evans-Pritchard est paru sous le titre « L’océan du crédit international s’assèche ». « L’un après l’autre, la zone euro, les Suédois, les Suisses et même les Japonais, écrit-il, ferment le robinet du crédit ultra-bon marché qui a irrigué le système mondial depuis un an, maintenant en vie le boom vieillissant des valeurs boursières. Le "carry trade" - comme on l’appelle - constitue une machine à liquidités quasi-illimitée pour les banques et les hedge funds. Ils peuvent emprunter à des taux d’intérêt proches de zéro au Japon, ou de 1 % en Suisse, pour reprêter ces fonds ailleurs dans le monde où les taux de rendement sont supérieurs, que ce soit des billets de banque argentins ou des titres hypothécaires américains. »

Pritchard cite David Bloom, de HSBC, qui estime que tous les marchés ont été affectés par les « carry trades » et que cela « prendra fin plus tard dans le courant de l’année et promet d’être horrible, même si nous ne sommes pas encore arrivés aux plus grandes secousses. »

Autre spécialiste cité, Stephen Lewis, de Monument Securities : « Il y a pour plusieurs centaines de milliards de dollars de positions en carry trade qui seront liquidées dès qu’elles ne rapporteront plus. (...) Quand la Banque du Japon resserrera le crédit, on risque de voir des effets spectaculaires. Le monde n’a jamais vécu ce genre d’évolution, il y a donc de gros risques d’erreur. »

Il cite aussi Stephen Roach, économiste en chef de la Morgan Stanley, qui note que le carry trade constitue une cause majeure d’excès spéculatifs dangereux : « L’attrait du carry trade est si irrésistible qu’il crée une demande artificielle en avoirs "carryable" ; ainsi, l’appréciation normale du prix des actifs peut potentiellement prendre des proportions de bulle. (...) L’histoire nous enseigne que les carry trades prennent fin dès lors que les banques centrales commencent un cycle de resserrement. »

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