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Le « triangle » Russie-Chine-Inde

La rédaction
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Les relations actuelles entre la Russie, la Chine et l’Inde sont d’une qualité sans précédent, comme le confirment les prochaines visites du président russe Vladimir Poutine en Chine, du 1er au 3 décembre, puis en Inde, du 3 au 5 décembre. Les décideurs politiques des trois géants eurasiatiques accordent une importance extraordinaire à cette tournée qui est répercutée dans les médias internationaux. Dans cette situation, il est effectivement possible de forger une « communauté de principe » entre les trois pays, objectif auquel Lyndon LaRouche a largement contribué, intellectuellement et politiquement.

Le 2 décembre, Poutine et le président chinois Jiang Zemin ont signé une déclaration conjointe constatant que la paix et le progrès de toute l’espèce humaine se heurtent à de très graves défis. Dans ce contexte général, il est essentiel de formuler une stratégie globale de développement. Pour les deux dirigeants, les différents aspects de la sécurité des nations du monde - militaire, politique, économique, humanitaire et écologique - sont indivisibles.

Jiang Zemin et Vladimir Poutine ont exprimé leur inquiétude quant à la situation en Irak et en Corée du nord, qui affecte dangereusement les pays d’Eurasie. Ils ont insisté sur le recours à des moyens politiques et diplomatiques pour résoudre pacifiquement la crise irakienne, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. La péninsule coréenne retient également toute leur attention. « Les deux côtés considèrent qu’il est important pour le sort du monde et pour la sécurité en Asie du nord-est, de préserver le statut non-nucléaire de la péninsule coréenne et le régime de non-prolifération des armes de destruction de masse », affirme la déclaration. Dans ce contexte, « ils ont souligné l’extrême importance de la normalisation des relations entre les Etats-Unis et la Corée du nord ».

Après une décennie consacrée à bâtir un partenariat constructif, la Russie et la Chine ont signé, l’année dernière, un traité d’amitié et de coopération dont Jiang Zemin s’est félicité, tout en soulignant que dans la situation actuelle, « la paix est de la plus grande valeur ». Les deux dirigeants ont appelé tous les autres pays à développer un nouveau concept de sécurité reposant sur la confiance et le profit mutuels, l’égalité et la coordination. Poutine a également rencontré le chef récemment élu du Parti communiste chinois, Hu Jintao, confirmant ainsi que les relations conjointes se poursuivront avec la nouvelle génération de dirigeants chinois.

Dans une interview donnée à l’agence de presse indienne, avant de quitter Moscou, Poutine a directement abordé les relations au sein du « triangle stratégique ». « Nous nous soucions de la nécessité d’un développement positif des relations entre la Russie et l’Inde, la Russie et la Chine, et la Chine et l’Inde, a-t-il déclaré au PTI. Je pense que toutes les parties au sein de ce triangle s’intéressent à ce développement. » Notant que la Russie et la Chine sont en train de résoudre leurs litiges frontaliers, il a exprimé le voeu que la Chine et l’Inde fassent de même. Quant aux exportations militaires russes vers ces deux pays, Poutine a rejeté l’idée de conflit « géopolitique » dans la région, déclarant qu’il « n’y a actuellement aucun conflit entre la Chine et l’Inde, et j’espère qu’il n’y en aura pas à l’avenir. » Il a aussi mis en garde contre les dangers posés par les capacités nucléaires, entre autres, du Pakistan, si celles-ci tombaient entre les mains de terroristes, avertissement que le Premier ministre indien Vajpayee a dû apprécier. Pendant la visite de Poutine, les deux chefs d’Etat devraient signer une déclaration « innovatrice », focalisée sur les questions de sécurité.

A Pékin, ils ont également souligné l’importance d’autres associations de nations eurasiatiques, mettant en relief le rôle de l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO - Russie, Chine, Kazakhstan, Kyrgystan, Tadjikistan et Ouzbékistan). Ils ont aussi noté le rôle constructif de l’ASEAN, regroupant 10 pays d’Asie du sud-est, dans la construction d’un nouveau type de relations dans la région Asie-Pacifique. Jiang Zemin veut renforcer les liens entre la Russie et l’« ASEAN plus trois » - Chine, Japon et Corée du sud. L’une comme l’autre, la Russie et la Chine considèrent comme très important le rôle joué par l’ASEM, la « Réunion Asie-Europe », qui comprend des pays d’Europe de l’ouest et d’Asie de l’est, et Pékin a appelé la Russie à rejoindre cette organisation.

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