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Le trou de la balance commerciale américaine

La rédaction
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La détérioration de la balance commerciale et de la balance des paiements des Etats-Unis prend des dimensions catastrophiques.

Le 21 septembre, le ministère du Commerce a annoncé que pour juillet, le déficit commercial pour les marchandises et services avait atteint 25,18 milliards de dollars, le plus élevé de toute l’histoire américaine. Le record antérieur datait du mois précédent (juin), avec 24,6 milliards de dollars. En décembre 1998, le déficit commercial était « seulement » de 10,8 milliards de dollars.

Au rythme actuel, le déficit commercial pour 1999 devrait dépasser 250 milliards de dollars, tandis que le déficit de compte courant, comprenant en plus les flux financiers, pourrait atteindre le niveau faramineux de 320 milliards de dollars. A titre de comparaison, en 1997, le déficit commercial des biens et services se situait à « seulement » 114 milliards de dollars.

Entre le 21 et le 24 septembre, l’annonce des derniers résultats commerciaux a fait tomber l’indice Dow Jones de presque 5 %, car on craignait que la Réserve fédérale ne soit amenée à augmenter à nouveau ses taux d’intérêt. Depuis le début de la crise dite « asiatique » il y a deux ans, des fonds étrangers sont venus s’investir à un niveau record aux Etats-Unis, à la recherche d’un « havre de sécurité » loin des remous des marchés mondiaux. Ces fonds étrangers ont fait monter les marchés boursiers et obligataires américains jusqu’à des hauteurs absurdes qui, à leur tour, ont créé l’« effet richesse » chez les consommateurs américains, faisant des Etats-Unis le « consommateur en dernier ressort » de l’économie mondiale.

Désormais, selon des rapports en provenance du Japon, les compagnies d’assurance-vie, les banques et les sociétés japonaises comptent réduire, dans les mois qui viennent, le volume de leurs investissements à l’étranger pour les investir au Japon. Ce processus aurait déjà commencé, contribuant à la hausse du yen face au dollar depuis juin. Inquiets eux aussi du niveau intenable du déficit de compte courant ainsi que de l’inflation des actifs sur les marchés boursiers américains, les investisseurs européens pourraient être tentés de faire une prise de gains sur les marchés des actions et des obligations aux Etats-Unis et de réinvestir leurs fonds ailleurs.

Si cette tendance naissante s’accélérait à court terme, une crise du dollar serait inévitable. Une nouvelle hausse des taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale pour contrecarrer la sortie de fonds hors des Etats-Unis, provoquerait une baisse brutale des cours boursiers américains et, avec elle, des dépenses à la consommation.

Comme la « reprise » économique de l’Union européenne, du Japon et de la Chine dépend en grande partie des exportations vers l’Amérique, l’effondrement de la demande à la consommation plongerait le reste de l’économie mondiale dans la dépression. Il faut noter que ce n’est pas le « scénario du pire » car un krach boursier aux Etats-Unis, même s’il se fait en « rondelles de saucisson », conduirait probablement à un resserrement de liquidités dans tout le système financier mondial.

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