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Le trou de la sécu ? Le vide politique !

La rédaction
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16 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) – On nous annonce en trombe depuis dimanche que notre régime de sécurité sociale hérité du combat des français libres contre le fascisme et le nazisme, est en déficit record de plus de 20 milliards d’euros ! Pour ceux qui savent compter il ne s’agit que d’un demi-madoff, mais déjà des ministres zélés se précipitent pour crier à la réforme.

On nous annonce un déficit de 20,1 milliards qui se décompose en 4 parties : 9,4 milliards pour la branche maladie ; 7,7 pour les retraites ; 2,6 pour la branche famille ; 0,3 milliards pour les accidents du travail. Pour remettre les choses à leur place, ce déficit monstrueux s’inscrit dans un budget global de 420 milliards d’euros, soit environ 5%. Ajoutons que derrière ces chiffres, se cachent la vie et la dignité des citoyens français que garantit et protège notre Constitution.

Habituellement, on nous martèle que le « trou » est la faute de nos dépenses « excessives ». Il est vrai qu’un pays en pleine croissance démographique tend a être excessif (64,3 millions d’habitants en 2008, soit 10 millions de plus qu’en 1981, et 834 000 naissances, du jamais vu depuis 1974). Mais cette fois le doublement du déficit est mis, à juste titre, sur le dos de la crise et du chômage, selon les mots de la ministre de la Santé. Mais pourquoi réformer alors ?

Un bon système social ne peut exister que dans une économie de plein-emploi, et c’est ainsi que notre système fut conçu, car comme la santé, le travail est un droit, et c’est le travail, lorsqu’il est créateur de richesses réelles pour le pays, qui peut financer la protection sociale.
Mais depuis 1975, en acceptant le paradigme de l’économie financière de service, nous sommes tombés dans l’ère du chômage de masse, et nous comptons aujourd’hui 2,45 millions de chômeurs, 1,2 millions de rmistes et 1,39 millions de personnes en situation de sous-emploi (temps partiel et chômage technique). Soit au total 5 millions de personnes pour une population active de 27 millions. Peut-on accepter un taux de chômage réel de 18,5% et demander aux gens de travailler jusqu’à 67 ans, comme le propose le ministre du travail, afin de couvrir le déficit de la sécu ?

Rappelons aussi que l’Etat lui-même a commis deux crimes contre le système de protection sociale : il a eu recours à des exonérations massives de charges patronales sans jamais compenser le manque à gagner pour la sécurité sociale et il a détourné le produit des taxes sur l’alcool, le tabac et la pollution automobile qui lui était destiné.

Avec un taux de chômage chez les jeunes qui dépasse 21%, il est temps de se donner un projet pour l’avenir. Nicolas Sarkozy nous a parlé de « révolution sociale » hier à Genève, mais peut-on faire une révolution avec l’OMC, le FMI et la Banque Mondiale comme il l’a annoncé ? Evidemment non. N’attendons pas que le « coût » humain de cette soumission à la règle du jeu soit trop lourd avant de réagir. Briser la règle du jeu est notre défi quotidien.

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