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Le voyage de Dick Cheney en Arabie saoudite :
Le mémorandum qui met en émoi le monde musulman

La rédaction
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Le 26 novembre, quelques heures après le retour du vice-Président américain à Washington, après un voyage en Arabie saoudite, l’Executive Intelligence Review a diffusé un communiqué intitulé « Derrière le voyage de Cheney à Riad ». Ce mémorandum révèle que la folle initiative « diplomatique » lancée par l’administration Bush, si elle devait aboutir, déclencherait une nouvelle guerre au Moyen-Orient qui pourrait s’étendre ensuite à l’ensemble de la planète. Il s’agit de la mise sur pied d’une « alliance sunnite » pour contrecarrer l’influence des chiites iraniens dans le Golfe et en Méditerranée orientale (voir nos deux précédents numéros).

Le texte reprend l’analyse d’une source haut placée et digne de foi, concernant le voyage du vice-Président américain en Arabie saoudite le 25 novembre. Selon certains experts, la diffusion de ce mémorandum, largement repris par de nombreux médias et sites Internet d’Asie du Sud-Ouest, aura peut-être permis de déjouer les plans de Cheney, décourageant en particulier les dirigeants arabes qu’il comptait rallier à sa cause.

En voici un résumé : premièrement, Cheney a surtout tenté de convaincre le roi Abdullah qu’il n’y avait aucune base pour un dialogue avec l’Iran. Une nouvelle architecture de sécurité doit être établie, notamment dans le golfe Persique, pour contrer l’influence iranienne, et dans cette optique, l’OTAN courtise les pays du Conseil de coopération du Golfe, la Jordanie et l’Egypte. Cheney a proposé un nouveau rapport de forces, impliquant une alliance des Arabes sunnites avec Israël et une coopération avec une OTAN élargie.

Deuxièmement, le président Bush devait en discuter avec le Premier ministre irakien al-Maliki. Il n’est pas à exclure que Bush ait aussi des entretiens secrets avec des responsables syriens en vue d’amener Damas à se dissocier de Téhéran pour rejoindre l’alliance sunnite.

Troisièmement, parallèlement à cette manoeuvre vis-à-vis de la Syrie, on s’efforcerait de convaincre le dirigeant chrétien libanais Michel Aoun de rompre son alliance avec le Hezbollah. Si les Syriens acceptaient l’offre américaine (ce qui paraît peu probable), ils pousseraient au désarmement du Hezbollah en échange de négociations sur la restitution des Monts du Golan.

Quatrièmement, Condoleezza Rice affirme vouloir relancer les entretiens israélo-palestiniens, mais l’élément essentiel de la politique israélienne est la construction du mur de séparation. D’autres murs de ce type seraient prévus à la frontière libanaise.

Cinquièmement, Téhéran est au courant des initiatives de Cheney et, selon certaines sources, adopterait une approche plus subtile qu’un recours à des violences sectaires en Irak et au Liban. Il tablerait sur (ou tente de provoquer, diraient certains...) une attaque contre ses sites nucléaires, de préférence par Israël, qui ne manquerait pas de déclencher une révolte populaire dans les pays arabes. L’Iran, qui a étudié de près la réaction des masses dans le golfe Persique et le monde musulman pendant la guerre israélienne au Liban, pense pouvoir compter sur un soutien massif, au-delà des divisions sectaires, en cas de frappe israélienne.

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