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Légaliser la drogue pour renflouer les Etats ?

La rédaction
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4 mars 2009 (Nouvelle Solidarité) – Si jusqu’ici on cultivait le mensonge que seules certaines drogues illicites pouvaient éventuellement soulager la douleur de patients atteints de maladie incurable, c’est surtout les banques, les Etats à court d’argent, ainsi que les intérêts de l’empire financier des banques de la City qu’il s’agit désormais de soulager.

Comme le quotidien Libération le remarque cyniquement : « Déjà légalisée en 1996 pour ses bienfaits médicaux en Californie, la marijuana y est désormais vantée pour ses vertus… fiscales ! »

La semaine dernière, Tom Ammiano, un député de San Francisco, a proposé une loi pour autoriser — sans restrictions — et taxer la marijuana, la première filière agricole (bien qu’illégale) du Golden State, loin devant le raisin et les légumes. La culture de la marijuana, illégale et en partie aux mains des cartels mexicains de la drogue, draine déjà 14 milliards de dollars par an dont les retombées fiscales sont évaluées à 1,3 milliard de dollars.

Libération rappelle que l’économiste monétariste ultra-libéral Milton Friedman, conseiller économique de Margaret Thatcher et du dictateur chilien Pinochet, fut l’un des premiers à faire campagne pour la légalisation tout azimut de toutes les drogues.

En 2005, Jeffrey Miron, un économiste fumeux d’Harvard s’est rallié à Friedman. Dans son rapport sur « Les conséquences budgétaires de la prohibition de la marijuana », Miron avance que logiquement la fin de la prohibition anti-marijuana devrait permettre de réduire les dépenses pour la police en charge aujourd’hui de faire respecter l’interdiction. Cela fera déjà une économie appréciable de 7,7 milliards de dollars d’après les calculs de l’expert. Une fois légalisée, la drogue permettrait de récupérer jusqu’à 6,2 milliards de dollars de taxes, « un argument qui en temps de crise euphorise les esprits », écrit Libération.

« C’est comme pour la prohibition de l’alcool. Cette politique, aux effets néfastes, a été supprimée durant la Grande Dépression [en 1933] car l’Etat avait besoin de recettes » explique Jeffrey Miron.

Selon lui, le projet de loi californien, qui sera soumis aux électeurs en 2010, a toutes ses chances car l’Etat de Californie est en quasi-faillite. Pour l’instant, son gouverneur, Arnold Schwarzenegger, ne s’est pas prononcé, bien qu’un porte-parole de M. Univers ait rappelé qu’il « s’oppose à la légalisation des drogues ».

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