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Leo Strauss et la logique d’empire

La rédaction
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Nombre des défenseurs les plus acharnés de la guerre en Irak et d’un empire américain modelé sur l’ancien Empire romain sont des disciples de feu Leo Strauss (1899-1973). Professeur à l’université de Chicago dans les années 50 et 60, Strauss a créé un vaste réseau d’émules adhérant à son interprétation particulière de la « philosophie classique ». Il considérait par exemple Platon comme un fasciste « élitiste » nietzschéen, mêlant à cette fraude une vision quasi religieuse du « patriotisme américain » et la nécessité d’un « interventionnisme » américain dans le monde pour défendre la « démocratie ».

Leo Strauss et Allan Bloom, également de l’université de Chicago, contribuèrent beaucoup au lancement du mouvement néo-conservateur aux Etats-Unis dès le début des années 70. Leurs idées exercèrent une forte influence sur deux des fondateurs de ce mouvement, Irving Kristol et Norman Podhoretz. Le fils du premier, William Kristol, aujourd’hui rédacteur de l’influent magazine Weekly Standard, a étudié auprès d’un disciple de Strauss, Harvey Mansfield. Paul Wolfowitz, numéro deux du Pentagone et principal architecte, au sein du gouvernement, de la guerre contre l’Irak et d’une politique néo-impériale, fut un élève de Bloom. Un autre disciple de Strauss est Francis Fukuyama, conseiller en « bioéthique » de la Maison Blanche, dont la théorie de la « fin de l’histoire » représente une adaptation des idées de Strauss à l’idéologie néo-impériale.

Leo Strauss et ses disciples ont pris le contrôle des facultés de philosophie et de science politique dans d’innombrables universités à travers le monde. Ses adeptes jouent le rôle classique de laquais d’empire pour les élites financières et militaires qui mènent aujourd’hui l’offensive impériale.

D’origine juive allemande, Strauss devint (ironiquement) un adepte de Martin Heidegger, l’un des principaux partisans philosophiques du régime nazi. Pire : sa carrière fut promue par Carl Schmitt, le principal théoricien en droit de la période nazie. Son origine juive lui interdisant de s’intégrer dans le mouvement nazi, Strauss quitta l’Allemagne pour défendre ailleurs sa version nietzschéenne et heideggerienne du fascisme. Aidé financièrement par la Fondation Rockefeller, il se rendit en Grande-Bretagne et, de là, aux Etats-Unis où il fit carrière à l’université de Chicago, dirigée à l’époque par Robert Hutchins. Là régnaient alors les idées de Bertrand Russell et de l’empirisme britannique. Strauss, Bloom et leurs disciples sont une expression de l’influence de Russell dans les composantes impérialistes des élites politiques et académiques américaines.

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