Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Lequel est le moins solvable de l’Ukraine et de la Russie, ou du FMI ?

La rédaction
visites
911
commentaire

Si la Russie et l’Ukraine n’ont pas encore été déclarées insolvables, c’est sans doute pour empêcher que le FMI et la Banque mondiale ne le soient à leur tour.

En effet, ces deux pays pris ensemble détiennent presque un tiers des 100 milliards de dollars de crédits impayés du FMI (Russie 25 milliards de dollars, Ukraine 4 milliards). Dans le cas de la Russie, le « crédit » de 4,5 milliards de dollars accordé le 28 juillet est une pure opération de comptabilité, car l’argent sera simplement transféré d’un compte du FMI à un autre, de façon à ce que les remboursements de la dette russe arrivent à temps.

Mais ce subterfuge comptable permet à la Banque mondiale d’accorder jusqu’à 1,2 milliards de dollars de nouveaux crédits d’ici l’an 2000 et à la banque japonaise Ex-Im d’accorder 200 millions de dollars de prêts au mois d’août.

En outre, le « crédit » du FMI a entraîné un accord avec les créanciers gouvernementaux du Club de Paris et les créanciers privés du Club de Londres, en vertu duquel la Russie peut suspendre pendant dix-huit mois le remboursement de l’ancienne dette soviétique. L’accord avec le Club de Paris, rendu public le 31 juillet, va encore plus loin en rééchelonnant sur quinze à vingt ans les 8,1 milliards de dollars dus d’ici la fin de l’an 2000.

Au cours de la même semaine, un FMI paniqué a indirectement « sauvé » l’Ukraine ainsi que lui-même en approuvant le plan de refinancement préparé par ING-Barings, assureur d’un prêt de 155 millions de dollars que l’Ukraine a été dans l’impossibilité de rembourser en juin. Selon ce plan, 20 % seront remboursés en liquide et le reste transformé en un nouveau crédit sur trois ans. Par ailleurs, l’Ukraine a entamé des négociations avec Merrill Lynch pour le rééchelonnement d’une autre émission obligataire assurée par elle, empêchant ainsi une nouvelle cessation de paiements imminente. Le vice-Premier ministre ukrainien, Serhiy Tyhypko, a d’ailleurs reconnu que « l’Ukraine se trouve au bord de l’effondrement financier ».

Inexistante au moment de l’indépendance en 1991, la dette extérieure de l’Ukraine atteint aujourd’hui les 12,5 milliards de dollars, soit dix fois plus que ses 1,2 milliards de dollars de réserves en devises étrangères. L’année prochaine, le service de la dette extérieure s’élèvera à 2,5 milliards de dollars, somme que l’Ukraine ne pourra jamais payer, comme l’a confirmé Tyhypko. Non moins de 38,7% de cette dette est due au FMI et à la Banque mondiale. Quant à la dette intérieure, elle atteint 53 milliards de dollars, presque le double du PIB de 1998.

En commentant cette situation, Lyndon LaRouche a proposé que l’Ukraine intente une action en justice contre le FMI et la Banque mondiale pour obtenir des dommages et intérêts en raison des mauvais conseils prodigués par le FMI. Une action en justice conjointe pourrait inclure d’autres pays qui ont été détruits en appliquant les conditionnalités et les conseils du FMI.

Contactez-nous !

Don rapide