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Les Etats-Unis en passe de perdre leur allié italien ?

La rédaction
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L’attitude américaine envers la mort de Nicola Calipari, l’officier de renseignement italien tué le 6 mars à un point de contrôle américain près de Bagdad, alors qu’il escortait à l’aéroport l’otage tout juste libérée, Giuliana Sgrena, a tellement envenimé les relations italo-américaines que le Premier ministre Berlusconi pourrait se voir obligé de retirer très bientôt les troupes italiennes d’Irak.

Après que la commission d’enquête américaine ait acquitté tous les membres de la patrouille américaine en cause, George W. Bush appela son « bon ami » Berlusconi pour exprimer ses regrets, sans pour autant lui adresser un seul mot d’excuse.

De son côté, le gouvernement italien a publié son propre rapport, contestant les conclusions américaines et accusant les soldats américains de témoignages faux ou tendancieux. Il note que « les conclusions auxquelles est parvenue la première enquête sommaire - qui admettait une violation de la règle des signaux lumineux - ont été initialement acceptées par la chaîne de commande, puis en fin de compte rejetées ». Il déplore aussi la destruction de certains éléments de preuve. Le gouvernement italien mentionne dans son rapport que les membres de la patrouille ont dû rester dans la même position pendant 75 minutes, ce qui constitue un stress insupportable, que les signaux étaient insuffisants et que les déclarations de témoins sur la vitesse à laquelle roulait la voiture de Calipari étaient contradictoires. En outre, ce point de contrôle mis en place en vue de l’arrivée de l’ambassadeur américain Negroponte n’a pas été démantelé après son arrivée. Enfin, la patrouille n’avait pas été mise au courant de l’arrivée de la voiture de Calipari, bien que les autorités de sécurité américaines compétentes en aient été informées.

Le 5 mai, Berlusconi a informé le Parlement de la « divergence », qu’il qualifia d’« irréductible », entre les versions américaine et italienne de l’événement. « Je ne minimiserai pas les dimensions du désaccord. Il n’est pas nécessaire d’être expert en droit criminel pour comprendre que l’absence d’élément intentionnel n’exclut pas tout l’élément de culpabilité qui est provoqué par la négligence, l’imprudence ou parfois simplement l’incompétence . »

Le porte-parole de l’opposition, Piero Fassino, a appelé à un retrait immédiat des troupes italiennes d’Irak et exhorté le gouvernement à « demander un acte de réparation morale et politique de la part du gouvernement américain » pour la « dignité » de la nation italienne et pour rendre « justice à la famille Calipari ». « Nous pensons que le gouvernement américain doit présenter ses excuses. Jusqu’ici, une telle expression de la part du gouvernement américain a fait défaut », dit Fassino.

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