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Les Etats-Unis s’enfoncent dans la dépression : la Californie au bord de la faillite

La rédaction
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Le 15 juin, dernier jour de l’année fiscale, la Californie n’avait toujours pas réussi à adopter un nouveau budget. Le 1er juillet, date limite imposée par la loi pour le nouveau budget, était marqué par le même échec. Si ce n’est pas la première fois que ces dates limites ne sont pas respectées, la situation est cependant plus grave aujourd’hui, puisque le déficit est de 38,2 milliards de dollars et que les recettes fiscales sont en chute libre.

Le gouverneur Gray Davis l’a reconnu, en déclarant peu avant 1er juillet que « le report [de décision budgétaire] a toujours été irresponsable ; cette année, ce sera extrêmement dangereux ». Le responsable financier de l’Etat, Steve Westly, lui a emboîté le pas : « L’Etat de Californie se trouve dans une position financièrement dangereuse. Il n’a plus aucune possibilité d’emprunter » avant l’adoption d’un nouveau budget. Et même alors, les prêts coûteront cher car, parmi les cinquante Etats, la Californie se situe tout en bas de la liste des agences de notation, ses obligations étant juste un cran au-dessus du niveau junk (poubelle). De plus, le 3 juillet, les deux grandes agences Standard & Poor’s et Moody’s ont fait savoir que la note sera encore baissée si un budget n’était pas bientôt adopté.

En vertu d’une décision de justice rendue en mai dernier, suite à une plainte déposée par l’Association des contribuables Howard Jarvis, l’Etat ne peut plus financer certains programmes en l’absence de nouveau budget. Par conséquent, des coupes automatiques ont commencé à prendre effet dès le 1er juillet. Ainsi, l’éducation est privée de 400 millions de dollars, frappant surtout les écoles publiques et les universités locales, et les salaires ne sont plus versés aux élus et à 1000 employés non-fonctionnaires. Si aucun budget n’est voté à la mi-août, les salaires de près de 180 000 fonctionnaires de l’Etat seront réduits au minimum, en vertu d’une récente décision de justice. Selon l’Association des employés de l’Etat californien (CSEA), le salaire mensuel moyen des fonctionnaires de l’Etat est de 4200 dollars, alors que le salaire minimum est de 1188 dollars, soit une différence de 72 %. Le président de la CSEA, Perry Kenny, a déclaré : « Les gens ne pourront plus payer leurs factures. (...) C’est un désastre qui est sur le point d’arriver. » En outre, les caisses de l’Etat pour les assurances médicales sont vides depuis le 15 juin, bien qu’une austérité draconienne ait déjà été imposée aux hôpitaux, aux services d’urgence et aux cliniques.

Le 1er juillet, le gouverneur Davis a décidé de prolonger le gel sur l’embauche et de supprimer tous les postes non pourvus à cette date, de façon à économiser 250 millions de dollars. Par ailleurs, il a confirmé son intention d’augmenter d’un demi-cent la TVA et d’utiliser les fonds ainsi récupérés pour financer de nouvelles obligations, autrement dit de nouvelles dettes. D’autre part, il compte toujours imposer aux fonctionnaires une baisse des salaires, faute de quoi l’Etat devra supprimer au moins 13 000 emplois.

Si le « compromis » budgétaire proposé par les républicains est accepté, les coupes seront encore plus drastiques. Sur les 7,9 milliards de dollars d’« économies » proposées, 1,8 milliards concernent l’éducation. On prévoit entre autres de reculer l’âge d’admission à l’école, ce qui frapperait près de 110000 enfants dès cet automne ! Par ailleurs, environ 550 millions de dollars d’aides aux personnes âgées, aux aveugles et aux handicapés seraient éliminées.

La crise dans laquelle sombre la Californie est le résultat d’années d’adhésion au libre-échange, à la dérégulation et à la non-intervention du gouvernement au niveau économique et financier. Au nom de la croyance en la « nouvelle économie », on a abandonné tous les principes d’économie physique, y compris ceux qui ont fait de la Californie un géant économique. A la place, les responsables ont misé sur la bulle « high-tech » des systèmes d’information, combinée à celles des bourses et de l’immobilier, pour assurer la prospérité des Californiens dans les générations à venir. A présent, la bulle « high-tech » a éclaté et celle de l’immobilier va suivre.

Si la Californie connaît le désastre financier le plus critique des cinquante Etats, elle n’est pas pour autant isolée. En fait, quarante-six Etats sont déjà pratiquement en faillite. Aucun budget n’a encore pu être adopté dans le Connecticut, où le gouverneur Rowland procède au jour le jour par décret, ni dans le Nevada, dont le gouverneur poursuit les parlementaires en justice pour les obliger à voter un budget. Dans au moins seize Etats, une session spéciale du parlement se tient ou s’est tenue pour tenter de résoudre la crise budgétaire, tandis que dans trois autres, Maryland, Massachusetts et Missouri, les gouverneurs respectifs ont usé de leur pouvoir exécutif pour rejeter certains financements prévus dans le budget, ce qui a mené à des licenciements et des coupes dans des services sociaux.

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