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Les Etats-Unis s’ouvrent sur la Russie et l’Iran

La rédaction
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16 mars 2009 (Nouvelle Solidarité) - Les nouvelles orientations de la politique étrangère de l’administration Obama, notamment son ferme rejet de la politique d’« axe du mal », ont déjà suscité un certain soulagement dans les chancelleries du monde. Après la crise économique et financière, c’est le problème afghan qui reste le plus urgent et le plus épineux à résoudre.

Dans ce contexte, l’ambassadeur américain en Russie, John Beyrle, a déclaré le 12 mars à La voix de la Russie, que Washington enverrait une délégation de haut niveau à la conférence sur l’Afghanistan que l’OSC (l’Organisation de coopération de Shanghai) organise à Moscou le 27 mars. L’administration Obama, précisa-t-il, veut prendre une part active aux discussions internationales sur ce problème commun. C’est l’occasion d’aborder l’urgence d’une alliance entre la Russie, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis en vue d’établir un nouveau système financier mondial, comme le propose l’économiste américain Lyndon LaRouche.

L’Afghanistan sera aussi le thème d’une conférence de l’ONU, le 31 mars à La Haye, parrainée par les Etats-Unis, à laquelle la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a convié l’Iran. Il s’agit, expliqua-t-elle, d’une occasion pour « tous ceux qui s’intéressent à la stabilité de l’Afghanistan, de se réunir et de déterminer comment travailler sur la sécurité et la stabilité » dans cette partie du monde. Les Iraniens « nous ont aidés au début dans nos efforts en Afghanistan. (...) Il y avait des contacts quasi quotidiens, bien que cela soit peu connu, entre les ambassadeurs américain et iranien en Afghanistan. (...) Parfois, nous perdons le fil des relations complexes. Nous allons inviter l’Iran, et c’est à elle de voir si elle désire s’y rendre ».

Entre-temps, les dirigeants iraniens ont accepté l’invitation. Si un agenda assez vaste est prévu pour la conférence de La Haye, celle de l’OCS à Moscou se penchera plus spécialement sur la menace que représentent les stupéfiants et le terrorisme originaires d’Afghanistan. L’OCS, dont la Russie exerce actuellement la présidence, compte quatre autres membres : Chine, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan et Ouzbékistan, et trois pays observateurs : Inde, Iran, Mongolie et Pakistan.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a fait savoir que Téhéran assisterait à la conférence de Moscou, notant que « l’Afghanistan et l’Iran partagent une longue frontière, si bien que la sécurité et le développement en Afghanistan sont une de nos priorités. (...) Des responsables iraniens ont joué un rôle constructif lors des sommets internationaux sur l’Afghanistan tenus à Tokyo et à Bonn. »

Pour ce qui est de la Russie, un vent nouveau souffle aussi sur les relations bilatérales avec Washington. Hillary Clinton a martelé que le gouvernement veut appuyer sur la touche « réinitialiser » (reset). Et l’ambassadeur Beyrle, dans l’interview mentionnée ci-dessus, a déclaré que les deux pays avaient échangé des propositions de coopération sur la crise financière internationale et trouvé « un terrain d’entente » sur de nombreux points. Il s’est aussi félicité de la coopération de Moscou pour l’envoi d’approvisionnements non militaires aux troupes en Afghanistan, tout en calmant le jeu au sujet de l’éventuelle adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN.

Il reste à voir quelle politique suivront Barack Obama et Hillary Clinton au Proche-Orient ou un véritable champ de mines a été semé. C’est également le cas en Afrique, avec le mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale (CPI) contre le Président du Soudan.

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