Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Les Néo-cons à l’œuvre pour lancer la guerre contre la Syrie

La rédaction
visites
1778

Par Christine Bierre,
rédactrice en chef de Nouvelle Solidarité.

Résultat de la forte offensive menée par la Russie contre le scénario de guerre anglo-américano-français, du véto Russe et Chinois au Conseil de sécurité des Nations-Unis, des divisions au sein de la Ligue Arabe et de fortes dissensions venant des militaires américains, l’offensive militaire contre la Syrie et l’Iran semble s’essouffler, au moins temporairement, et les signes de désarroi au sein du parti de la guerre se multiplient.

Il n’y a plus désormais que les milieux les plus réactionnaires, liés à l’Arabie Saoudite, au Qatar, et aux vieux néo-cons, désespérés de pouvoir reprendre du service et d’aller détruire quelque part pour exiger une opération militaire directe contre Bachar.

Notons, en passant, le rôle désormais central, attribué par l’oligarchie de la City de Londres et de Wall Street, au Qatar dans la conduite des politiques de l’Empire dans la région, un Qatar qui avait introduit dans le jeu régional depuis la médiation sur le Liban de 2008, comme la Turquie auparavant, pour petit à petit installer la confiance qui leur permettrait de jouer plus tard le rôle des supplétifs de l’Empire. Pour compléter la mue, le Qatar vient d’annoncer l’adoption du wahhabisme comme religion officiel de l’Emirat !

Évoquons cependant une série d’événements qui montrent des désaccords certains sur une option militaire, à la Libyenne, en Syrie. Il s’agit peut-être de désaccords au niveau du timing d’une guerre, ou plutôt du type de guerre à mener, certains analystes de la région notant le fait que l’objectif de l’Empire est désormais de provoquer l’implosion du régime de Bachar el-Assad, et de la Syrie, grâce à une guerre économique accrue et à des actes de sabotage contre les installations militaires et les infrastructures du pays.

Parmi les évolutions importantes :

- Le gel des relations militaires entre deux acteurs clés de l’offensive militaire, la France et la Turquie, provoqué par des considérations électorales d’un Sarkozy, à la recherche de toutes les voix nécessaires pour gagner, y compris celles de la communauté arménienne qui a obtenue une loi condamnant le génocide du régime Ottoman contre l’Arménie ;

- La signature d’un accord parmi les deux groupes principaux de l’opposition syrienne, le Conseil national syrien (CNS) et le Comité de coordination national pour le changement démocratique (NCC), décrit comme l’accord des « 3 non » — non à une intervention étrangère, non à utilisation de la violence contre le gouvernement d’Assad, et non aux provocations de conflits ethniques. Bien que tous les courants ne soient pas d’accord, ce texte est le premier sur lequel un certain accord s’exprime, et devrait être présenté à la Ligue Arabe ce mois.

Dans une interview à Al-Akhbar au Liban, Haytham al-Manna, un dirigeant du NCC a incité l’opposition syrienne à chercher de l’aide pour les des réformes légitimes auprès de la Russie, la Chine et l’Iran – plutôt qu’auprès des pays occidentaux comme la France et la Grande Bretagne qui ne sont pas fiables. « Nous n’avons pas encore vu venir le père Noël qui sauve les pays des dictatures puis dit au-revoir et s’en va de façon pacifique. L’intervention militaire occidentale n’est tout simplemetn pas une solution », a-t-il dit.

- Le 1er janvier, en marge de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), à Jeddah en Arabie Saoudite, Ekmeleddin Ihsanoglu, le responsable turque de l’organisation a déclaré que l’OCI s’oppose à toute intervention étrangère dans la crise syrienne et a appelé au dialogue pour résoudre les problèmes, y compris ceux qui se posent dans le Detroit d’Hormuz.

Londres et les néo-cons incitent à la guerre

Qui sont donc ceux qui poussent à la guerre ? Trois centres basés à Londres : l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le Centre de ressources stratégiques et de communications (CRSC), et la télévision satellitaire, Barada TV.

L’OSDH est la « seule » source des informations diffusées par la « résistance syrienne », y compris des décomptes de prétendues victimes, aux médias et aux institutions internationales. Les statistiques lui sont fournies par le CRSC dirigé par Ausama Monajed.

Qui est cet homme qui semble jouer aujourd’hui le rôle d’Ahmed Chalabi et de son Congrès national irakien dans la guerre contre l’Iraq, c’est-à-dire celui d’opposants qui gonflent les chiffres à souhait pour justifier les attaques militaires coloniales. Monajed représente l’opposition syrienne à Chatham House, le principal think-tank de l’oligarchie britannique.

Il est en contact avec Project Democracy, aux Etats-Unis, les éléments chargés de déboulonner les ennemis des Etats-Unis via des révolutions à couleur. Il est aussi l’invité de séminaires de l’USIP (US Institute for Peace) à Washington. Monajed a quitté la Syrie en 2005 pour s’installer à Londres sous la houlette de Tony Blair. A l’époque l’objectif était de déstabiliser la Syrie alors qu’elle occupait encore le Liban et qu’elle avait été accusée d’avoir assassiné Rafik Hariri.

Aux États-Unis, les opérations contre la Syrie sont coordonnées en partie par Steve Simon, du Conseil national de sécurité, avec un petit groupe de responsables du Département d’Etat, de la Défense, du Trésor.

Le lien entre Monajed et les néoconservateurs est assez évident. Monajed vient de publier un document intitulé Safe Area for Syria appelant à une intervention armée contre la Syrie.

Ce document a été préparé par Michael Weiss, le directeur en communication pour la Henry Jackson Society à Londres. Il reprend mot par mot l’appel à la guerre lancée par la Henry Jackson Society début décembre.

Or qui fait partie de cette société ? Richard Perle, James Woolsey, William Kristol, Joshua Muravchik, la crème de la crème des néo-conservateurs, tous parrains aussi d’Ahmed Chalabi !

On y trouve également le nouvel ambassadeur nommé par Obama en Russie, Michael McFaul ! Du côté britannique, la liste n’est pas piquée de hannetons. On y trouve le 13eme Marquis de Lothian, Michael Ancram, petit fils du fondateur de la Table Ronde britannique, Philip Kerr, ainsi que Sir Richard Dearlove que Tony Blair avait nommé à la tête des services secrets britanniques entre 1999 et 2004.

Contactez-nous !