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Les Nigérians écrasés par le service de la dette

La rédaction
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Des représentants du Fonds monétaire international (FMI) ont exigé la semaine dernière que le Nigéria augmente d’un milliard de dollars ses paiements annuels au titre du service de la dette, pour les faire passer à 2,5 milliards par an. Avec l’arrogance qui leur est habituelle, les financiers occidentaux ont sommé le gouvernement du président Obasanjo de ne pas « mal gérer » ou « gaspiller » le supplément des recettes à l’exportation du pétrole, mais de l’utiliser pour le service de la dette.

Ainsi, les détracteurs de la politique gouvernementale d’apaisement envers le FMI ont eu raison : au lieu d’obtenir l’allégement de la dette quémandé par Obasanjo, le FMI augmente la pression. Toutefois, rien n’indique que l’on ait tiré à Abuja les leçons de cette nouvelle humiliation.

Alors que le ministère des Finances avait dans un premier temps rejeté les nouveaux diktats « suicidaires » du FMI, le ministre d’Etat pour les Finances, Martins-kuye a précisé par la suite que le gouvernement nigérian appliquait depuis le 4 août un nouveau programme de « réforme » économique, correspondant aux demandes liées au prêt-relais d’un milliard de dollars accordé par le FMI. Ceci veut dire que le gouvernement s’est sans doute, pour la première fois, soumis aux politiques du « consensus de Washington » - privatisation des industries contrôlées par l’Etat, dérégulation des marchés financiers et libéralisation du commerce extérieur et des changes.

Pendant les dix-huit mois de présidence d’Obasanjo, la situation s’est aggravée ; augmentation du chômage, multiplication des faillites et extension de la pauvreté. Comme les quatre raffineries de pétrole du Nigéria ne fonctionnent toujours pas, il y a sans cesse des restrictions de gazole et de fuel. Les systèmes d’éducation et de santé sont en ruines, le versement des salaires des fonctionnaires a des mois de retard et les coupures de courant sont devenues fréquentes dans tout le pays. La monnaie se dévaluant considérablement par rapport au dollar, les chances de relance économique sont bloquées. Beaucoup craignent, à juste titre, que l’aggravation des conditions de vie provoque de nouveaux conflits ethniques.

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