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Les Russes lancent une offensive diplomatique contre le concept d’« axe du mal »

La rédaction
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Défiant clairement, sans le dire, la dynamique de guerre de l’administration Bush, la Russie a pris au cours des dernières semaines une série d’initiatives diplomatiques et économiques en direction des pays de la liste de l’« axe du mal » établie par le gouvernement américain : l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord.

Irak : à la mi-août, l’ambassadeur irakien à Moscou a annoncé que la Russie et l’Irak allaient prochainement signer un accord de coopération sur dix ans se montant à 40 milliards de dollars et portant sur des projets dans le domaine pétrolier, l’irrigation, l’agriculture, les transports et l’énergie électrique. Un porte-parole du Premier ministre Kasianov a confirmé que le document, un « Programme à long terme de développement de la coopération commerciale, économique, industrielle et scientifico-technologique entre la Russie et l’Irak », avait été finalisé par les négociateurs russes et irakiens. Face aux protestations croissantes venant de Washington, le vice-ministre des Affaires étrangères, Nikolai Trubnikov, en a profité pour préciser le 22 août que cet accord respectait entièrement les « dispositions de l’ONU » et ne constituait « aucune menace que ce soit envers les intérêts américains ! »

Iran : durant la dernière semaine d’août, selon un contrat de 800 millions de dollars avec l’Iran, des techniciens russes ont commencé à installer des éléments lourds de la centrale nucléaire de Bushehr, donnant ainsi une gifle cinglante à l’administration américaine ainsi qu’à Israël, qui avaient fait massivement pression sur le gouvernement russe pour qu’il annule le projet.

Début juillet encore, on avait l’impression que la Russie pourrait revenir sur ses engagements en la matière, puis le 24 juillet, le Premier ministre Kasianov a approuvé un accord de coopération économique sur dix ans avec l’Iran, qui comprend non seulement le projet de réacteur Bushehr (prévu pour entrer en service en juin 2004) mais aussi la construction de 4 à 6 réacteurs nucléaires, dont deux tranches à Bushehr et deux à Ahvaz. Six cents techniciens nucléaires russes se trouvent déjà en Iran et l’on s’attend à ce qu’il y en ait 2000 l’année prochaine. L’envoi à Moscou, en août, d’importants représentants du gouvernement américain, y compris le secrétaire à l’Energie, Spencer Abraham, et le vice-secrétaire d’Etat, John Boulton, ainsi que d’une large délégation du Congrès, pour essayer en dernier recours de forcer Moscou à abandonner le projet, a échoué.

Corée du Nord : L’administration Bush s’incrustant de plus en plus au Proche-Orient, le président Poutine a réussi un coup diplomatique en Asie de l’Est en rencontrant, le 23 août, le président nord-coréen Kim Jon Il à Vladivostok.

Bien entendu, ces initiatives russes ne sont pas du tout du goût du parti de la guerre à Washington. C’est avec une grande agressivité que Rumsfeld a accusé la Russie de « faire étalage de ses relations » avec des pays comme l’Irak et la Corée du Nord, signalant par là au monde que la Russie pense qu’il est bon de « traiter avec des Etats terroristes ».

Le 6 septembre, Poutine a reçu un coup de fil du président Bush et de Tony Blair, qui ont tous deux tenté de le convaincre de la nécessité d’un « changement de régime » par des moyens militaires en Irak. Selon un porte-parole de Poutine, celui-ci aurait répondu qu’il trouvait plutôt prometteuse une solution politique sur les armes irakiennes et qu’il avait un « sérieux doute » sur une « action militaire ».

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