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Les abîmes guéants de la République

La rédaction
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Par Christine Bierre

28 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) — Au fur et à mesure que Claude Guéant multiplie ses déclarations fracassantes, beaucoup se demandent comment Nicolas Sarkozy a-t-il pu nommer un tel homme ministre de l’Intérieur ? Pour ce qui nous concerne, nous remercions, au contraire, Nicolas Sarkozy de l’avoir nommé. Caché dans l’ombre, cet homme passait, depuis le début du quinquennat, pour un genre de super préfet, une « tour de contrôle » d’une efficacité redoutable, connaissant tous les dossiers depuis leurs intentions générales jusqu’au moindre détail, et doublé, en même temps d’un caractère de velours, un homme courtois, modeste même, l’homme réfléchi pouvant gérer un Sarkozy impulsif et brouillon !

Or, le Claude Guéant qui a fait son outing pour la première fois en tant que ministre, a surgi de l’ombre tel le Mr Hyde du célèbre roman de Robert Louis Stevenson, Dr Jekyll and Mr Hide, décrivant un homme à la personnalité bipolaire qui, d’une normalité apparente, passe au monstrueux. Au Sarkozy séducteur et hyperactif, correspond alors un Guéant, homme de l’ombre et de coups tordus ; l’homme du « tordu » de Sarkozy, comme on appelait l’âme damnée de François Mitterrand, Roland Dumas, par opposition à Robert Badinter connu comme son homme du « droit ».

Même Charles Pasqua, pourtant son mentor et chef de file d’une écurie dont la corruption étonnerait le même Augias, n’avait pas fait aussi fort, ou avait-il mieux caché son jeu sous ses rondeurs bien méridionales.

M. Guéant a exercé ses fonctions de manière partisane, lorsqu’en annonçant les résultats du premier tour des cantonales, en tant que ministre de l’Intérieur, il a maquillé la défaite cuisante de son parti, 17%, en une victoire, en lui additionnant les voix centristes et divers droite pour atteindre 32,5, alors qu’il n’a pas additionné de la même manière les voix de la gauche.

Plus généralement, le nouveau ministre de l’Intérieur, non seulement n’assume pas mission, celle d’assurer la sécurité de la nation, mais, au contraire, il souffle à chaque instant sur les braises de la discorde et de la désunion.

En qualifiant l’équipée franco-britannique en Libye de « croisade » ; en déclarant sur Europe 1 que « les Français à force d’immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien (…) de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale » ; en déclarant à Radio Classique que « les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux (...) mais les usagers du service public ne doivent pas non plus », Claude Guéant met en scène la politique du pire élaborée à l’Elysée par Nicolas Sarkozy et son conseiller, l’ancien journaliste de Minute et de Valeurs Actuelles, Patrick Buisson, qui parie sur une France comme le reste de l’Europe, à droite et même à l’extrême droite.

Ces politiques visant à « lepéniser » les esprits, pratiquées aujourd’hui par la droite et jadis par la gauche sous Mitterrand, menacent de jeter la République dans un abîme moral. En temps de crise aiguë, alors que l’oligarchie se retourne contre les populations avec des cures d’austérité calquées sur celles de Brüning et de Laval (1935-36), elles pourraient nous conduire à l’irréparable : accepter le fascisme financier que seuls les Nazis, accueillis par Pétain, avaient pu imposer en 1940.

En à peine quarante ans, ces hommes aujourd’hui au pouvoir, descendants de ceux que de Gaulle a consacré sa vie à combattre, à gauche comme à droite, sont toujours à l’œuvre pour ramener la France à son vomi pétainiste et colonial. Aujourd’hui encore, à la veille d’une élection présidentielle, la machine à produire des candidats synthétiques – des mutants qui sont à la fois de droite ou de droite extrême mais sociaux et républicains ! – qui tromperont le peuple dès qu’ils seront élus, est en marche. Rappelez-vous : la « fracture sociale » de Chirac, le Sarkozy jaurésien. Et maintenant, le lepénisme social ?

Nous ne devons tolérer cet état de choses un instant de plus ! Nous vous appelons à rejoindre Solidarité Progrès et à travailler avec nous pour que la candidature présidentielle de Jacques Cheminade puisse créer les conditions d’un véritable tournant pour la France.


Jacques Cheminade 2012 :


Voir les 2 commentaires

  • UN chouka • 29/03/2011 - 07:42

    Bonjour .
    En ces moment de ruine sociale planifié,tout semble etre affaires de fric par tous les moyens et peut etre meme de rapines "tolérées" ?
    Ne voit’on pas l’embusqué, l’agresseur maligne, attaquer, rançonner, a la moindre occasion, le naif qui croit dur comme fer en son bon droit juste, d’exister en son pays,qu’il a assiduement arrosé de ses cotisations ?
    "Ils en sont venus a se comporter comme de vulguaires mafieux de basse extraction " dirait surement le naif obsèrvateur que sa probité aura mené a la ruine ?
    Amicalement.

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  • petite souris • 28/03/2011 - 23:26

    Pauvre France !
    On est donc bien loin de ceci :

    "Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang : que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans grandeur."

    Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, tome 1, Plon, 1954

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