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Les accords secrets d’Obama avec les « Big Pharma » et les HMO

La rédaction
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18 août 2009 (Nouvelle Solidarité) - Alors que la Maison Blanche a lancé sa propagande pour étouffer la révolte populaire contre sa réforme de la santé et sa politique économique, en la faisant passer pour un mouvement minoritaire d’extrémistes de droite, un nouvel élément vient donner raison aux citoyens en colère et alimenter la défiance de la population à l’égard de ses institutions.

Alors que le candidat Obama a promis tout au long de sa campagne qu’il mettrait un terme à l’influence des lobbies pharmaceutiques sur la législation et qu’il lèverait l’interdiction pour Medicare (assurance santé publique pour les retraités et malades chroniques) de négocier directement ses achats auprès de ces compagnies, le président américain est aujourd’hui pris la main dans le sac de médocs. La Maison Blanche a reconnu avoir accepté de conserver cette interdiction dans son projet de loi sur la santé, afin de s’assurer du soutien des « Big Pharma ». Pourtant, Obama lui-même avait expliqué lors de sa campagne que cette interdiction pesait pour 310 milliards sur les dépenses de santé publique, en se répercutant sur les prix des médicaments. Dès lors, on peut se demander où est la chasse au gaspi avec laquelle il comptait financer sa réforme. Obama a été beaucoup moins gêné pour annoncer en juin, 950 milliards de coupes dans les programmes publics existants. Avec les compagnies pharmaceutiques, la Présidence a été beaucoup plus "compréhensive" en acceptant de limiter à 8 milliards de dollars par an (sur 10 ans) les baisses de revenus que la réforme engendrera pour ces géants, qui réalisent 300 milliards de profit annuel. En échange de cette garantie, les "Big pharma" se sont engagées à financer pour la période août-octobre, une campagne de pub pro-réforme de 150 millions de dollars.

Mais pour assurer son succès, la Maison Blanche s’est aussi alliée aux « Big Insurances », ces compagnies d’assurances privées qui contrôlent le système de santé américain et les fameuses HMO. Celles-ci ont obtenu d’Obama la garantie de continuer à percevoir un quart ou plus du coût total de la facturation pour leurs coûts administratifs, alors que celui-ci n’est que de 3% dans les programmes publics.

La réforme de la santé d’Obama n’est donc pas révolutionnaire et ne défend pas l’intérêt des citoyens américains. D’ailleurs, entre février et juin, Obama et son équipe ont eu une série de réunions secrètes avec les géants pharmaceutiques et les compagnies d’assurances. Après une plainte de l’association des Citoyens pour la responsabilité et l’éthique, la Maison Blanche a été obligé de publier la liste des participants. Ont été reçus à la Maison Blanche :

  • Bill Tauzin, président du lobby pharmaceutique PhRMA, 5 fois.
  • Karen Ignani, présidente du lobby des assureurs AHIP, 5 fois.
  • Jay Gellert, pdg de Healthnet, compagnie d’assurance gérant des HMO, 4 fois.
  • George Halvorson, pdg de Kaiser Permanente, compagnie d’assurance gérant des HMO, 3 fois.
  • Jeff Kindler, pdg de Pfizer, géant pharmaceutique, 3 fois.
  • Stephen Hemsley, pdg de UnitedHealth Group, compagnie d’assurance gérant des HMO, 2 fois.
  • William Weldon, pdg de Johnson and Johnson, géant pharmaceutique, 1 fois.
  • Angela Braly, pdg de WellPoint, compagnie d’assurance gérant des HMO, 1 fois.
  • Richard Clark, pdg de Merck, géant pharmaceutique, 1 fois.

Pour reprendre les mots d’Yves de Kerdrel dans sa tribune du Figaro du jour : « C’est certain : Obama n’est ni Clinton ni Kennedy, et encore moins le Roosevelt qu’on nous promettait. »


A suivre : La révolution citoyenne qui nous arrive des Etats-Unis


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