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Les actions du Nasdaq frappées par l’effet de levier inverse

La rédaction
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Selon l’agence de recherches Webmergers.com, 130 sociétés américaines d’Internet (dites dot.com) ont fait faillite depuis le début de l’année et le taux s’est accéléré pendant ce temps. Le Nasdaq est en baisse de plus de 49 % depuis son niveau record de mars dernier, ce qui veut dire que quelque 1900 milliards de dollars de valeurs sur papier sont partis en fumée. Les baisses quotidiennes de 4 à 5 % ces dernières semaines ont créé de nouveaux problèmes pour les sociétés dont les directeurs sont partiellement rémunérés en stock-options.

Bernie Ebbers, le président de WorldCom Inc., un géant de télécommunications et d’Internet en Virginie, vient de révéler que sa société lui avait « prêté » 61,5 millions de dollars et a aussi de servi de garantie pour des prêts se montant à 100 millions de dollars que des « prêteurs institutionnels » lui avaient accordés. Selon un rapport déposé auprès de la Commision de la Bourse (SEC), Ebbers a utilisé cet argent pour rembourser des prêts contractés il y a quatre ans, avec pour nantissement des actions de WorldCom. Avec ces premiers prêts, il avait acheté à crédit un important volume d’actions dans sa propre société, envoyant le prix de la valeur dans la stratosphère. Au plus fort de 1999, l’action de WorldCom était vendue 61 dollars, aujourd’hui autour de 15 dollars. Lorsque la valeur est tombée si bas que le volume d’actions nanties ne suffisait plus à couvrir le prêt, la banque a exigé du cash à la place des actions.

On peut citer aussi le cas de William Schrader, président du fournisseur d’Internet PSINet Inc. Le 16 novembre, il a révélé que la Bank of America commence à confisquer les onze millions d’actions qu’il détient dans sa propre société, suite à son impossibilité de rembourser à cette même banque un « prêt personnel » de 25 millions de dollars, nanti par les actions de PSINet. La valeur de l’action a chuté de 60 dollars en mars dernier à deux dollars seulement cette semaine. Les pertes officielles de la société pour le dernier trimestre étaient de 1,4 milliards de dollars.

Ces deux cas reflètent une pratique apparemment courante parmi les jeunes sociétés du Net, consistant à accorder à leurs directeurs des « prêts » qui ne comptent pas comme compensation et ne paraissent donc pas dans les livres comme passif. Maintenant, avec la baisse du Nasdaq, de plus en plus de sociétés sont obligées de vendre leurs actions pour rembourser les prêts nantis contre actions (effet de levier inverse), ce qui menace de transformer la chute de 50 % en un effondrement total au cours des semaines à venir.

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