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Les banques centrales à nouveau prises au piège des liquidités

La rédaction
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L’évolution en dents de scie des principales places financières des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie, au cours de la première semaine de l’année qui s’ouvre, met en relief l’état de fragilité extrême du système financier mondial. Le « bogue de l’an 2000 » s’étant avéré la plus grande escroquerie du siècle dernier, les principaux marchés d’obligations, et plus encore d’actions, ont été secoués par des tempêtes.

L’indice DAX de Francfort, qui se trouvait à son record historique de 7159 points le 3 janvier à midi, a chuté en 24 heures de 9 %, soit plus de 600 points. Le 4 janvier, de Londres à Tokyo en passant par Hong Kong, la « vente » était de mise. La plus forte chute a été enregistrée à Bourse de New York avec 360 points pour le Dow Industriels (la plus importante depuis la crise de LTCM en septembre 1998) et 229 points pour le Nasdaq , soit 5,6 %, le plus grand déclin journalier de ses 29 ans d’existence. Comment se fait-il que ces mêmes marchés aient commencé à se rétablir dès le lendemain pour terminer la semaine à des niveaux proches de ceux d’avant le nouvel an ?

La réponse réside dans les injections de liquidités pratiquées par les banques centrales du G-7, entre la mi-novembre de l’année dernière et le nouvel an, pour faire face à une éventuelle panique en cas d’effondrement total du système au 1er janvier 2000. Bien que les banques centrales aient précisé que ces sommes ne devaient être utilisées qu’en cas d’urgence, et non pour des prêts, elles se sont néanmoins retrouvées dans la bulle financière. Comme le premier de l’an est passé sans catastrophe, la Réserve fédérale a voulu, les 3 et 4 janvier, retirer du système bancaire quelque 50 milliards de dollars de fonds qu’elle y avait injectés. La Banque centrale européenne comptait faire de même pour 36 milliards de dollars. Mais l’effondrement des marchés les a obligées à suspendre le retrait, puis à restaurer les flux de liquidités. Par ailleurs, le 4 janvier, le président Clinton a reconduit Alan Greenspan dans ses fonctions de directeur de la Réserve fédérale.

Les banques centrales se trouvent donc à nouveau devant le dilemme suivant : si elles recommencent à reprendre des liquidités, les marchés d’actions du G7 s’effondreront et, avec eux, l’économie réelle ; et si elles hésitent à le faire, la menace d’un krach des marchés obligataires fera monter en flèche les taux d’intérêt. Cette dernière possibilité pourrait alors déclencher une réaction en chaîne de banqueroutes dans les sociétés « high tech » très endettées, plus particulièrement aux USA, qui sont à l’origine d’une bulle sans précédent dans les actions du G7.

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