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Les banques veulent collecter leur livre de chair

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18 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité)—Comme dans les années trente, les puissances financières exercent des pressions de plus en plus fortes sur les Etats pour que ceux-ci « assainissent » leur endettement et leur déficit, en faisant des coupes sombres d’austérité dans les dépenses publiques.

Or, comme à cette époque, mais de façon encore plus caricaturale aujourd’hui, ce sont les secours apportés par les Etats aux groupes financiers menacés de faillite, sous prétexte que de telles faillites provoqueraient un effondrement du système, qui sont à l’origine de la dégradation sensible des finances des Etats.

Si la Grèce, avec son déficit de 12, 7% se trouve au centre de toutes les craintes — le taux de rendement qu’elle doit payer pour sa dette à dix ans vient d’atteindre 6 %, contre seulement 3.25% pour l’Allemagne – c’est toute la zone euro qui est menacé d’explosion. Car au-delà de la Grèce, il y a ceux que les marchés financiers nomment avec leur sauvagerie coutumière, les PIGS, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne, mais aussi tous les autres. En 2009, le déficit de la zone Euro a atteint une moyenne de 6.5%, plus du double de ce qui était toléré par les fameux critères de Maastricht.

La méfiance des « marchés financiers » face à tous les Etats est telle que désormais le coût de l’assurance des obligations des entreprises, est moindre que celui de l’assurance des obligations des Etats. Selon le Financial Times, au début de la semaine dernière, on payait 63 000 dollars pour assurer l’achat de 10 millions des obligations d’entreprises, biens moins que les 71 500 dollars nécessaires pour assurer le même montant d’obligations des Etats. Cette état de choses pourrait vite changer, laissent entendre « les marchés », si les Etats montraient leur volonté « d’assainir » leurs dettes. Un économiste de Nomura France, cité par Le Figaro Economie la semaine dernière, exprimait ce concept tout à fait clairement : pour rétablir leur crédibilité « les Etats n’ont qu’un seul moyen d’action : annoncer une stratégie claire de réduction des déficits et, partant, de maîtrise de la dette ».

Même son de cloche du côté de Jean Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne et grand gendarme de l’oligarchie financière européenne, ainsi que d’Angela Merkel, qui, avec un déficit de l’Allemagne de « seulement » de 3.2%, se trouve en situation de jouer le rôle de pays « vertueux », capable d’imposer la règle à tous les pigs…

Au cours d’une conférence de presse jeudi dernier, Jean Claude Trichet n’a pas laissé d’autre choix à la Grèce, et aux autres, que d’imposer de coupes budgétaires draconiennes. Face aux menaces de sortie de la zone Euro de tel ou tel pays, Jean Claude Trichet a déclaré qu’il s’agissait là d’une « hypothèse absurde ». Mais il exclu aussi « tout traitement particulier » en faveur de ces pays, ce qui veut dire qu’il n’y aura pas d’aide budgétaire, interdite par le Traité de Maastricht, ni d’aide « technique », par quoi on entend que la BCE n’acceptera pas de prendre en pension des titres toxiques de la Grèce, en échange des liquidités. « Chaque pays doit faire son boulot », a déclaré Trichet, ne laissant pas d’autre chemin que celui de la punition et la repentance : « Nous savons que certains gouvernements, un gouvernement en particulier, mais pas un seul, plusieurs gouvernements, ont des décisions très dures et très difficiles à prendre ».

Angela Merkel n’a pas dit autre chose que Trichet, dans un texte qui a été vite retiré de son site. Du fait de leur déficit, l’Allemagne et les Pays Bas, les deux seuls membres de la zone euro à montrer un déficit minimal, seraient devenus, à ce titre, les seuls deux pays capables d’imposer une cure d’austérité à leurs collègues européens.

Craignant d’avoir à renflouer le reste de la zone Euro, Angela Merkel s’est retournée contre la Grèce et les autres pays membres, les enjoignant à adopter des politiques d’austérité, et même, à inscrire un montant maximal de déficits dans leur Constitution comme l’Allemagne l’a fait il y a quelque temps. : « Qui va dire au Parlement grec qu’il est prié de faire une nouvelle réforme des retraites ? Je ne sais pas si l’on apprécierait beaucoup là-bas que l’Allemagne dicte des ordres. Le Parlement allemand, lui, ne serait certainement pas ravi si la Grèce le faisait pour nous », estime Mme Merkel. Cette situation "pourrait nous apporter de très fortes contraintes".

Sous pression, la Grèce vient de présenter un budget d’austérité à ses collègues qui prévoit de réduire sont déficit de 12.7% en 2009, à 2.8% en 2012, ce qui équivaudrait, s’il était vraiment mis en pratique, à des coupes draconiennes. Au nom de l’oligarchie financière, Claire Gatinois du journal Le Monde applaudi de deux mains et écrit qu’afin d’éviter un sauvetage coûteux à l’Union Européenne, « la Grèce doit donc se mettre au travail » !

Et pour ce qui est de la France, Nicolas Sarkozy vient d’annoncer l’organisation d’une conférence fin janvier sur les problèmes de déficit ; Christine Lagarde, enverra à l’exécutif bruxellois ses plans pour revenir dans les clous de Maastricht d’ici 2013, si la croissance le permet toutefois, et Eric Woerth, dans une interview à l’Express s’est déclaré intéressé par la clause introduite dans la Loi fondamentale allemande, fixant un montant maximal des déficits, qu’il discutera avec ses contreparties allemandes au cours d’un voyage official dans ce pays le 18 janvier.

Décidément, contrairement à ce dicton qui prétend que l’histoire ne se répète pas, les gouvernements aujourd’hui, comme hier, deviennent les collecteurs auprès de la population, de la livre de chaire exigée par l’oligarchie financière pour renflouer ses dettes.


L’alternative :


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  • arcane • 18/01/2010 - 20:46

    En fait toutes ces tribulations , toutes ces guerres de contrôle et de pouvoir dans l’histoire entre les elites et les elites entre les elites et les peuples, s’expliquent en partie par l’evolution ou l’ouverture de la conscience dans le plus grand nombre possible d’humains.

    On sent actuellement une course contre la montre d’une certaine élite qui sent une explosion de conscience ou un saut de conscience d’un grand nombre parmi les peuples de la terre.
    Internet est un des vecteur de cette nouvelle conscience, ou l’etre prend le pas sur l’avoir.

    Une nouvelle société fondée sur des individus plus conscient d’eux meme et de l’univers qui les entoure prend forme.
    PLUS DE DICTAT venant du haut, plus de sauveurs providentiels, mais ou chacun sera le createur du nouveau.

    c’est ce qui se joue au travers de toutes ces tribulations.
    merci à solidarité et progres de participer à ce magnifique accouchement

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