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Les banquiers internationaux font pression sur l’Equateur

La rédaction
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En déclarant le 26 septembre un défaut de paiement sur environ 45 millions de dollars d’intérêts dus sur les obligations Brady, le gouvernement équatorien a provoqué une importante confrontation avec les créanciers étrangers du pays.

C’est à la demande du FMI et surtout du Trésor américain que l’Equateur a pris cette décision, considérée comme un « cas pilote » pour tenter d’obliger les banques internationales à « accepter leur part de souffrance » en cas de défauts de paiement sur les marchés émergents.

L’action de l’Equateur marque le premier défaut de paiement sur les « obligations Brady » depuis leur création à la fin des années 80 par le secrétaire américain au Trésor Nicholas Brady, qui voulait « restructurer » le monstrueux fardeau de la dette des pays latino-américains.

Les obligations Brady sont partiellement garanties par les bons du Trésor américains détenus par les pays émetteurs. Depuis le 26 septembre, la monnaie équatorienne, le sucre, a chuté de 9,5%, qui viennent s’ajouter à la baisse de 43% constatée depuis le début de l’année. Avec une monnaie aussi dévaluée, le gouvernement se trouve dans l’impossibilité de rembourser la dette libellée en dollars qui s’élève à 16,3 milliards de dollars, soit l’équivalent de 112% du PIB du pays.

En outre, l’économie a été ravagée par deux années de catastrophes climatiques dues à El Nino, tandis que la chute du prix mondial du pétrole a divisé par deux ses recettes à l’exportation. Les milieux bancaires internationaux craignent maintenant que d’autres pays latino-américains détenteurs d’obligations Brady ne suivent l’exemple équatorien.

Brady lui-même a lancé un sérieux avertissement dans une interview accordée au Financial Times, déclarant que le FMI « joue avec le feu » en encourageant l’Equateur à suspendre ses paiements. Les banques créancières menacent d’intenter une action en justice contre l’Equateur et exigent une réorganisation globale de la dette équatorienne pour garantir un « meilleur traitement » des banques. Elles exigent que le président équatorien Mahuad impose une politique d’austérité brutale et des mesures fiscales et bancaires, avant de recevoir un prêt d’urgence du FMI de 400 millions de dollars. De telles « réformes » donneraient la priorité aux créanciers étrangers sur les besoins nationaux et sociaux.

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