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Les bombardements contre l’Irak

La rédaction
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Les frappes aériennes anglo-américaines du 16 février contre des sites aux alentours de Bagdad, doivent être considérées comme l’« ouverture » d’une escalade militaire plus agressive et plus dangereuse au Proche et Moyen Orient. Il est clair que l’administration Bush voulait montrer au monde sa « fermeté », au moment où l’Amérique s’enfonce dans la crise économique et financière.

La décision de bombarder l’Irak n’a rien à voir avec ce que Saddam Hussein a fait, ou aurait eu l’intention de faire. Comme l’a reconnu l’ancien numéro deux du département d’état Lawrence Eagleburger, le 16 février sur CNN, l’Irak ne représente aucune menace militaire sérieuse pour ses voisins. Non, il a été frappé parce que George W. Bush veut tout faire pour réussir la « guerre inachevée » lancée par son père.

Or l’action militaire du 16 février menace de déboucher sur une guerre régionale, dans laquelle l’Irak ne serait pas la seule cible, et peut-être même pas la première. En même temps, un gouvernement d’unité nationale dirigé par Ariel Sharon se met en place en Israël. Au-delà des relations israélo-palestiniennes en tant que telles, on peut s’attendre à des actions militaires israéliennes contre la Syrie, le Liban et/ou l’Iran.

Ce dernier pays fait de plus en plus l’objet d’attaques de la part du gouvernement israélien et de l’administration Bush, car il détient des missiles balistiques à moyenne portée, Shahab-3, et renforce sa coopération dans les domaines politique et militaire avec la Russie. Avant l’interview à PBS dans laquelle il citait l’Iran comme bénéficiaire de la technologie russe de missiles balistique (cf. article ci-dessus), Don Rumsfeld a donné une idée de que le gouvernement américain voudrait voir Israël faire, lorsqu’il a rappelé le bombardement israélien en 1981 du réacteur nucléaire irakien : « Nous avons eu beaucoup de chance que les Israéliens y entrent (...) et éliminent leurs capacités nucléaires », dit-il. Ces derniers jours en Israël, des « informations » circulent sur les liens directs qu’entretiendrait le Hezbollah libanais avec l’Iran.

Les frappes aériennes contre l’Irak ont été précédées de nombreux articles dans les grands médias britanniques et américains. Deux jours après l’inauguration de Bush, le New York Times affirmait que des « photos prises par satellite » avaient documenté l’existence d’usine irakienne produisant officiellement du liquide pour frein, mais fabriquant aussi un sous-produit, une « toxine biologique mortelle appelée ricin ». Le lendemain, le Times de Londres a repris la nouvelle, en titrant que Bush était « confronté au défi des armes de Saddam ». Le Daily Telegraph a publié un important commentaire de Richard Butler, ancien chef de la Commission spéciale des Nations unies, intitulé : « Bush devrait commencer là où son père s’est arrêté : avec Saddam ».

L’action militaire anglo-américaine a soulevé un tollé. Tous les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie, la Chine et la France, l’ont dénoncée. Dans le monde arabe, il a été condamnée, même par des anciens partenaires de la coalition anti-irakienne comme l’égypte.

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