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Les connexions peu recommandables du « libéral » Joe Lieberman

La rédaction
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Joseph Lieberman, l’ancien candidat à la vice-présidence d’Al Gore et actuel partenaire du républicain John McCain, est souvent présenté comme un « libéral » intelligent et modéré, un « nouveau démocrate » qui se déclare très favorable à Israël. Cette description est trompeuse. En réalité, Lieberman est un partisan acharné de la politique de guerre d’Ariel Sharon à l’égard des Palestiniens et des Arabes. D’ailleurs, il encourage les Etats-Unis à intervenir militairement et dans les plus brefs délais contre l’Irak.

Toutefois, il existe aussi une face cachée davantage méconnue de la carrière politique du sénateur du Connecticut : le fait qu’il la doive à William F. Buckley, l’un des principaux porte-parole du maccarthysme aux Etats-Unis. Fondateur de la National Review en 1954, Buckley se dit conservateur catholique mais son idéologie relève plutôt du fascisme. C’est en 1988 que celui-ci a assuré l’élection de Lieberman (un démocrate) au poste de Sénateur du Connecticut face au républicain sortant, le modéré Lowell Weicker. En fin de compte, grâce à la mobilisation de Buckley qui a convaincu les républicains conservateurs de voter pour le candidat démocrate, Lieberman devança son adversaire de 10 000 voix.

Dans une interview dans la National Review du 15 août 1988, William Buckley annonçait la formation du comité électoral « les Buckley pour Lieberman », baptisé « BuckPac » et dont il était le président. La famille Buckley et ses réseaux ont mené une campagne de haine contre Weicker en publiant régulièrement une colonne d’injures dans la National Review et à coups d’opérations de manipulation, d’encarts publicitaires et d’articles virulents distribués à l’échelle nationale par l’United Press Syndicate.

Dans un document de 1977 intitulé The Buckley Family, l’EIR exposait les origines de la National Review en montrant qu’elle entendait rallier l’extrême-droite et des anciens gauchistes convertis au maccarthysme, afin de lancer un mouvement fasciste aux Etats-Unis sous couvert de conservatisme. Selon des sources au sein de la communauté du renseignement américain, William Buckley, lui-même ancien officier de la CIA, incita un ancien officier du renseignement naval, George Lincoln Rockwell, à fonder le Parti nazi américain en vue d’orchestrer et de manipuler une situation de confrontation avec l’Anti-Defamation League (ADL).

Le cofondateur de la National Review, l’ancien trotskiste Sidney Hook, a joué un rôle de premier plan dans le lancement du courant des néoconservateurs américains qui, aujourd’hui, préconisent une guerre totale au Proche-Orient. Buckley et son beau-frère L. Brent Bozell sont les auteurs d’un livre paru en 1958 en défense du maccarthysme intitulé McCarthy and His Enemies. Par la suite, en 1966, Bozell a créé le magazine Triumph qui a donné lui-même naissance au Christian Commonwealth Institute (CCI), lequel a fondé en 1977 le Christendom College en Virginie, connu pour répandre des dogmes contraires à la Constitution des Etats-Unis, comme ceux défendus par le juge Antonin Scalia de la Cour suprême.

A part Buckley, Lieberman a profité de l’appui de certains milliardaires qui sont aujourd’hui regroupés dans le Mega Group. Fondé en 1991 par Leslie Wexler et Charles Bronfman, ce groupe finance généreusement le gouvernement Sharon en Israël.

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