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Les critiques contre la conduite de la guerre fusent de toute part

La rédaction
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La guerre sanglante du Vietnam dura plusieurs années avant que les plans de guerre du Pentagone ne soient révélés au public, avec la publication en 1971 des « Pentagon Papers ». L’opération « Liberté irakienne » provoque déjà de virulentes attaques contre le secrétaire à la Défense Rumsfeld de la part d’éminents officiers expérimentés, qui l’accusent de n’avoir pas tenu compte de l’avis des experts militaires pour établir ses plans de guerre. Ainsi, on apprend que le général Tommy Franks avait exigé, début février, le déploiement immédiat des Premières divisions de cavalerie et de blindés, mais que Rumsfeld avait rejeté cette demande. Il vient d’être décidé de les envoyer en Irak, mais elles ne seront pas prêtes au combat avant 3 à 4 semaines.

Selon un responsable du Pentagone, cité par le magazine New Yorker, Rumsfeld « pensait savoir mieux que les autres. C’était lui le décideur à chaque tournant. Voilà le pétrin dans lequel Rummy s’est mis parce qu’il voulait éviter de laisser une lourde empreinte sur le terrain » - référence à d’importantes forces terrestres, aux blindés et à l’artillerie lourde que Rumsfeld prend pour des reliques de la Deuxième Guerre mondiale, rendues superflues par la « révolution des affaires militaires ». Selon la même source, Rumsfeld voulait « faire une guerre bon marché ».

L’article du New Yorker, signé par un journaliste d’investigation expérimenté, Seymour Hersh, avance que la guerre d’Irak est maintenant dans une impasse, puisque les stocks de missiles de croisière et de bombes de précision sont presque épuisés. « Le seul espoir est qu’ils puissent tenir jusqu’à ce que les renforts arrivent . »

Le général Barry McCaffrey (cr), ancien assistant du général Colin Powell et commandant de division pendant la guerre du Golfe de 1991, a fustigé Rumsfeld : « Ce "départ sur les chapeaux de roue" que le secrétaire et ses collègues ont concocté comportait plusieurs suppositions inhérentes. L’une était : "Nous ferons avancer le matériel au fur et à mesure des besoins". Mais on n’a déployé aucunes forces pour assurer la sécurité de la ligne de ravitaillement longue de 400 kilomètres. Rumsfeld a-t-il eu tort ? Bien sûr, tout le monde le lui a dit. Il pensait qu’il avait affaire à des généraux de l’armée, les pieds plantés dans la Deuxième Guerre mondiale, qui ne comprenaient pas les nouvelles méthodes de guerre. » A un certain point, selon le général McCaffrey, il faut (...) « forcer l’entrée et faire sauter la maison, et s’assurer que l’on contrôle la zone - or nous avons des forces inadéquates pour cela . »

L’ancien commandant suprême allié de l’OTAN, le général Wesley Clark a dit : « Beaucoup d’entre nous qui étudiaient la campagne pensaient qu’il faudrait quelque 250 000 soldats. (...) Mais le chiffre de 250 000 dont [le gouvernement] faisait état ne concernait pas les soldats sur le terrain, mais l’ensemble du personnel militaire dans toute la région, y compris en Afghanistan. L’effectif de forces sur le terrain au Koweit, au début de l’opération, n’était probablement pas de plus de 100 000, tout compris, dont certains n’iraient même pas en Irak. C’était plutôt une petite force . »

Le colonel à la retraite Bob Killebrew, qui a contribué à planifier la première guerre du Golfe, a critiqué l’hypothèse des faucons selon laquelle les forces américaines seraient accueillies avec du riz et de l’eau de rose par la population irakienne. « Il est toujours déconseillé de construire des plans reposant sur la coopération de l’ennemi . »

En Russie, le général Léonide Ivachov, ancien chef des Relations internationales au ministère russe de la Défense, a fait remarquer que « les soldats américains combattent depuis des années au moyen d’ordinateurs. (...) Mais ils n’ont jamais fait de véritables opérations terrestres. Ils ne semblaient pas prêts pour la guerre réelle. Les plans initiaux des Etats-Unis et de leurs alliés ont été contrariés. L’une des raisons en est que l’armée des Etats-Unis est devenue l’otage de sa propre propagande. En essayant de convaincre le monde, elle-même et ses troupes que les Irakiens rêvent à une attaque de l’Irak par la coalition américano-britannique, les Etats-Unis ont démoralisé leurs propres troupes. Les Etats-Unis n’ont jamais essayé de prendre d’assaut une ville dans leur histoire militaire. L’issue de la guerre est loin d’être claire (...). Je n’exclus pas qu’il n’y ait pas de vainqueur et que les Etats-Unis et l’Irak arrivent à un compromis, après avoir subi de lourdes pertes . »

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