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Les démocrates balancent : c’est Obama qui a empêché le retour du Glass-Steagall

La rédaction
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20 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Dans une tribune publiée lundi par le site d’information de la gauche américaine Huffington Post , l’ancien sénateur démocrate et président de l’autorité parlementaire de contrôle des marchés financiers, Ted Kaufman, demande le rétablissement de la loi Glass-Steagall. La veille, c’était Robert Kuttner, fondateur du magazine de gauche American Prospect , qui publiait un même plaidoyer, également sur le Huffington Post. Les deux tribunes sont quasiment identiques : les deux hommes appellent à rétablir la stricte séparation bancaire gagnée de haute lutte par Franklin Roosevelt contre Wall Street en 1933 – le Glass-Steagall Act – et fustigent les manœuvres d’Obama pour l’empêcher. Ils dénoncent la fameuse « Volcker Rule » comme étant une manœuvre pour entraver le vrai Glass-Steagall. Les économistes et dirigeants de gauche français qui aiment à citer Obama et cette « règle Volcker » comme référence pour une politique de séparation bancaire devraient s’interroger après lecture sur la manière dont ils ont été intoxiqués, à l’insu de leur plein gré, par les réseaux de la City et de Wall Street.

Pour Kaufman, qui rappelle que la loi Glass-Steagall fut adoptée après les enquêtes judiciaires menées par la fameuse Commission Pecora, la « règle Volcker » a été utilisée comme « faux-fuyant » pour ne pas agir contre Wall Street. Kaufman explique que dès le départ, début 2010, l’administration Obama a poussé la règle Volcker au sein de la réforme Dodd-Frank, alors que les partisans du Glass-Steagall à la Chambre et au Sénat défendaient l’amendement Cantwell-McCain, que lui-même soutenait en tant que sénateur du Massachusetts. La régulation financière selon Obama, alors conseillé par Larry Summers, celui qui abrogea Glass-Steagall en 1999, ne fut donc qu’un contre-feu allumé pour protéger Wall Street. « On comprend pourquoi il y a tant de rage envers Wall Street et Washington » , écrit-il.

Même analyse chez Robert Kuttner, rédacteur en chef d’ American Prospect et économiste anti-libéral. Geithner et Summers ont toujours combattus le Glass-Steagall et ont œuvré au sein de l’administration Obama pour le renflouement sans condition de Wall Street. « La règle Volcker d’Obama, explique-t-il, était en fait un Glass-Steagall allégé (…) puisqu’elle n’a pas séparé les banques de détail des banques d’affaires, une ligne pourtant bien claire et visible, facile à contrôler et difficile à franchir ». La règle Volcker n’a fait que limiter les opérations de trading pour compte propre, alors que le trading « n’est qu’une des multiples diableries auxquelles recourent les banquiers » . Comme Kaufman, Kuttner explique ensuite que la loi Dodd-Frank était un véritable gruyère administratif avec ses 298 pages de propositions de régulation et ses 350 questions à résoudre laissées sur les bras des régulateurs. « Il aurait été bien mieux de rétablir la limite bien clair qu’est la loi Glass-Steagall. (…) Ce système marchait très bien. Il était presque impossible à contourner et ne requierait pas 298 pages de régulations et des légions de régulateurs pour faire la chasse aux évasions créatives et aux zones grises » . Pour Kuttner, le système, avec ses nouveaux instruments financiers et ses produits dérivés créés depuis vingt ans, est devenu si complexe qu’il ne peut plus être régulé. « On a besoin d’un système bancaire plus simple, plus clair, et des lois plus tranchantes comme le Glass-Steagall. Si l’administration Obama a proposé une règle Volcker ambiguë plutôt qu’un retour clair au Glass-Steagall, c’est que cette soi-disant règle serait plus facile à contourner et n’interfèrerai en rien de fondamental avec le ’business model’ de Wall Street. »

« Les manifestants d’Occupy Wall Street sont désignés comme appartenant à la gauche du spectre politique » , écrit Ted Kaufman en conclusion. « Mais il n’y a rien de gauche à vouloir une loi qui pendant de si nombreuses années s’est révélée plutôt conservatrice sur la taille des banques et les risques qu’elles prenaient. Je n’ai aucun doute sur le fait que le Glass-Steagall ou quelque chose de très similaire, aura à nouveau force de loi. Le seule question est de savoir combien de douleur devront encore endurer les américains avant que cela ne soit. »

Pendant ce temps-là, le Comité d’action politique de Lyndon LaRouche poursuit sa mobilisation nationale en soutien au projet de loi HR 1489 rétablissant le Glass-Steagall. Deux nouveaux parlementaires (ils sont désormais 47) viennent de le co-signer : Loretta Sanchez, députée démocrate d’Orange County en Californie, et John Lewis, député de Géorgie et figure du Mouvement de Droits civiques du Dr King ; et le conseil municipal de Buffalo vient d’adopter une résolution appelant les parlementaires de l’Etat à faire de même.

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