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Les dessous de l’affaire des ports américains

La rédaction
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La décision du gouvernement Bush-Cheney de vendre la gestion de six des plus importants ports américains à la Dubaï Port World (DPW), une société des Emirats Arabes Unis, a provoqué une levée de boucliers outre-Atlantique, y compris dans les rangs républicains. Les adversaires invoquent avant tout des considérations de sécurité nationale, vu l’importance stratégique et militaire des infrastructures portuaires. Face à cette opposition, la Maison Blanche a dû reculer, acceptant que l’organisme compétent (CFIUS) puisse mener une enquête de 45 jours avant de conclure le marché.

Le sénateur Charles Schumer a déclaré le 27 février qu’il entendait déposer une proposition de loi accordant au Congrès le pouvoir de rejeter l’accord, à l’issue de ce délai, s’il estimait qu’il représentait un danger pour la sécurité nationale. Dans une lettre aux garde-côtes datée du lendemain, Schumer et la républicaine Olympia Snowe s’étonnent que le ministère de la Défense du Territoire ait brusquement accepté le contrat après avoir exprimé des objections.

Par ailleurs, un groupe bipartisan de dix sénateurs, dont Hillary Clinton, demande aux dirigeants du Sénat de contrôler rigoureusement l’enquête du CFIUS et d’assurer que soit respectée la période de 30 jours accordée au Congrès pour revoir l’accord.

A ce sujet, l’hebdomadaire du mouvement larouchiste aux Etats-Unis, le New Federalist, commentait dans son éditorial du 6 mars : « Il faut bien entendu dénoncer certains aspects préoccupants de cet accord. A commencer par le fait qu’il n’y a aucune raison de confier à des entreprises étrangères la gestion des ports américains. Toutes les infrastructures de base d’un pays (ports, canaux, voies ferrées, électricité, gestion de l’eau) relèvent de la sécurité nationale. Elles appartiennent au gouvernement et à ses institutions, qui doivent les réglementer afin qu’elles servent l’intérêt général de la nation.

« Dans cette affaire, en outre, l’administration Bush a enfreint la loi accordant au Congrès un délai de réflexion avant d’approuver des cessions de ce type. Questionné à ce sujet par des députés, un responsable gouvernemental s’est contenté de répondre sans sourciller que l’administration considérait l’implication du Congrès comme ‘’facultative’’, alors que le texte de loi l’exige clairement. Il est vrai que cette administration aime à faire prévaloir que c’est au dirigeant du pays, en l’occurrence George W. Bush, d’interpréter la loi comme bon lui semble. C’est dans cet esprit que des membres du gouvernement ont décidé d’autoriser la mise sur écoute de citoyens américains sans mandat judiciaire, sous prétexte que la loi l’interdisant est périmée ! »

Pour ajouter à l’embarras du gouvernement, il a été révélé que le DPW participait activement au boycott arabe d’Israël. De plus, contrairement à ce que laisse croire sa propagande sur la guerre à la terreur, depuis les attaques du 11 septembre, la Maison Blanche a réduit l’enveloppe budgétaire destinée à la sécurité portuaire !

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