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Les docteurs Follamour discutent de frappes nucléaires préemptives

La rédaction
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Entre le 5 et le 7 août, quelque 150 personnes de l’armée américaine et des laboratoires américains d’armements, ainsi que des représentants de l’industrie militaire, se sont réunis sur la base aérienne d’Offutt près d’Omaha, dans le Nebraska, siège du Commandement stratégique des Etats-Unis. Ils étaient venus discuter d’un thème particulièrement inquiétant : comment les Etats-Unis pourraient développer de « nouvelles technologies nucléaires » telles que des « mini-bombes » et des bombes « anti-bunkers », qui puissent être utilisées dans le cadre de la doctrine conçue par Dick Cheney de guerre préemptive. Cette doctrine est devenue la politique officielle de l’administration Bush depuis septembre 2002. Aucun opposant à cette perspective ne fut autorisé à participer à la réunion.

L’orientation de l’événement a été élaborée par l’un des participants à la conférence, Paul Robinson, le directeur du laboratoire d’armement de Sandia. Selon ce dernier, les nouveaux ennemis de l’Amérique pourraient être « déterrés » avec succès, si la ligne de séparation entre armes conventionnelles et armes nucléaires était estompée. Robinson a récemment écrit un commentaire pour le Alburquerque Tribune, dans lequel il affirme que « la stratégie militaire évolue dans le sens où l’on considère des combinaisons d’attaques conventionnelles et/ou nucléaires pour la préemption ou les représailles. »

Le déroulement et les conditions de cette réunion donnent froid dans le dos. Tout d’abord, c’est la base d’Offutt qui a inspiré le cadre du film Docteur Follamour de Stanley Kubrick, qui met en scène des responsables militaires fous, obsédés par l’idée de mener et de gagner une guerre nucléaire. Cette base où a lieu cette planification d’une guerre nucléaire américaine est aussi l’endroit où le président George Bush a été conduit le 11 septembre 2001, juste après l’attentat. De plus, la semaine du 5 août rappelle d’autres souvenirs sinistres : c’est l’anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki.

Les conclusions de la réunion d’Offutt vont rester classifiées à haut niveau. En réponse à une enquête de l’EIR, le porte-parole du Pentagone, Michael Shavers, a déclaré que le seul document qui serait rendu public serait un rapport du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et du secrétaire à l’Energie, Spencer Abraham. « Il n’est pas prévu, pour l’instant, de publier quoi que ce soit sur les conclusions de la réunion, à cause de cette question de classification. »

Derrière la stratégie de Rumsfeld

L’origine des idées folles discutées à Offutt est à chercher dans les manœuvres du secrétaire à la défense de l’époque de l’administration de George Bush Sr., Dick Cheney. Cheney promouvait l’idée de mini-bombes nucléaires, dans son dernier document de politique stratégique, publié en janvier 2003. Dans l’administration de Georges W. Bush, le document le plus important dans ce contexte est un rapport de janvier 2001, publié juste au moment où le nouveau Président entrait en fonctions et intitulé « Justifications et conditions pour les forces nucléaires des Etats-Unis et le contrôle des armes ». Il a été publié par un groupe de réflexion basé à Fairfax, en Virginie, le National Institute For Public Policy, NIPP.

Le NIPP y plaidait en faveur d’un « arsenal plus petit et plus efficace d’armes spécialisées ». Ce rapport est devenu la référence pour le document de l’administration Bush Nuclear Posture Review de fin 2001, qui envisageait l’utilisation préemptive d’armes nucléaires. Plusieurs des auteurs du rapport du NIPP ont accédé à des positions importantes dans l’administration Bush, dont Linton Brooks, le chef de l’administration de la sécurité nationale nucléaire, qui supervise les projets d’armes nouvelles, Stephen Hadley, le conseiller adjoint de sécurité nationale, et Stephen Cambone, le sous-secrétaire à la Défense pour le renseignement et l’un des principaux pourvoyeurs de Rumsfeld en matière de désinformation.

La figure clef de cette matrice est un certain Keith Paynes, connu dans certains cercles américains comme étant le « Docteur Follamour de Rumsfeld ». Payne était le président du NIPP à l’époque où le rapport mentionné ci-dessus a été rédigé. Il est maintenant l’adjoint de l’assistant du secrétaire de la Défense pour la « politique des forces », c’est-à-dire, essentiellement, le civil le plus important du Pentagone responsable du développement, de l’obtention, de la planification et de l’utilisation éventuelle d’armes nucléaires.

Un expert britannique de la défense haut placé, qui a étudié toute la question des nouvelles armes nucléaires et a beaucoup de contacts importants aux Etats-Unis, nous a dit récemment : « Je passe maintenant des nuits blanches, lorsque je pense à cette stratégie de "mini-bombes". Les membres du Sénat savent-ils ce qu’ils ont approuvé ? Tout cela est complètement fou et démoralisant. »

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