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Les élections seront-elles possibles en Irak ?

La rédaction
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L’escalade du conflit entre les forces américaines et les forces de sécurité irakiennes d’une part et la résistance irakienne en plein essor de l’autre, remet en question l’organisation des élections nationales prévues en janvier 2005.

Le 8 septembre, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a remis au Conseil de sécurité un rapport critique à l’égard des actions militaires américaines qui menacent les élections. « Il faut reconnaître, dit-il, que le problème de l’insécurité ne peut être traité qu’à travers le processus politique. Cela exige que l’on s’engage à cesser d’avoir recours, uniquement ou principalement, à des menaces ou à l’utilisation effective de la force armée, et à poursuivre des efforts déterminés et authentiques pour résoudre les problèmes ». Le conflit continue de poser un « défi profond » pour ceux qui tentent de faire inscrire les électeurs et d’organiser les scrutins. « Outre les perturbations sévères de la vie quotidienne des Irakiens, dit-il, la violence risque de miner la confiance dans le processus politique de transition, rendant plus difficile l’instauration des conditions nécessaires pour la tenue des élections en janvier 2005 . »

Annan a clairement indiqué que, dans les conditions actuelles, il ne pouvait augmenter le nombre de responsables de l’ONU censés aider la Commission électorale indépendante de l’Irak. « A défaut d’une amélioration significative de la situation sécuritaire globale, les [Nations unies] devront continuer à travailler à l’intérieur et à l’extérieur de l’Irak, comme le permettent les circonstances, avec une présence restreinte sur le terrain en Irak . »

En revanche, les dirigeants américains et ceux du gouvernement intérimaire affirment que les élections seront maintenues. Le secrétaire d’Etat Colin Powell a reconnu à Meet the Press (NBC), le 12 septembre, que « l’insurrection fait rage (...) cela ne fait aucun doute », tout en ajoutant qu’elle allait être « ramenée sous contrôle. (...) Lorsque l’insurrection sera réprimée, tout le monde verra que ce sont les Irakiens qui ont pris en charge leur propre destin ».

Il existe différentes possibilités : si les Etats-Unis en restent à l’approche militaire, allant contre les conseils de Kofi Annan, il ne sera pas possible d’organiser les scrutins. Si les élections ne sont que « partielles », en raison de l’impossibilité de les tenir dans certaines parties du pays pour des raisons de sécurité, comme l’a laissé entendre le Premier ministre Allaoui, alors les résultats n’auront que peu de valeur.

De nombreux experts de la région croient que la véritable intention de l’administration Bush et du gouvernement intérimaire est de saboter les élections afin de maintenir le statu quo. En cas d’annulation, l’opposition chiite dirigée par l’ayatollah al-Sistani, qui ne cesse de répéter que les élections sont la seule solution politique permettant de rétablir la souveraineté, changera de position vis-à vis de l’occupation.

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