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Les élites russes serrent les rangs derrière Poutine

La rédaction
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Trois semaines seulement après le discours du président russe Vladimir Poutine devant la Douma (le 3 avril), le paysage politique en Russie s’est profondément transformé. Quatre formations parlementaires, sans les communistes, ont formé un bloc politique « pro-Poutine », ce qui donne aux partisans du Président une majorité absolue avec 236 sièges sur 445. Ces quatre groupes sont l’Edinstvo (Unité) de Poutine lui-même, l’Otechestvo (Patrie) du maire de Moscou, Loujkov, les Régions de Russie et Narodny Deputat (Député du peuple).

Au cours de la conférence de presse annonçant la formation de ce bloc, l’ancien Premier ministre Evguéni Primakov, qui en sera le coordinateur, a déclaré : « Lors de la dernière élection, nous [Primakov et Loujkov] nous sommes présentés comme une opposition (...) Maintenant, la situation a changé. Je crois que la direction suivie par le président Poutine correspond essentiellement aux intérêts de notre société. Pourquoi devrais-je m’y opposer ? »

Primakov a également rejeté l’idée selon laquelle le Parti communiste reste le seul parti d’opposition. « C’est très simpliste. La situation réelle est beaucoup plus compliquée. La droite [comme le parti Yabloko de Iavlinski ou le parti de Jirinovski] parle toujours de son opposition au Kremlin. En même temps, la gauche soutient le président sur un certain nombre de questions. »

Ainsi, face aux problèmes économiques internes qui restent à résoudre, étant donné la perception de la crise financière et économique mondiale parmi la classe politique russe et face à la réalité d’un gouvernement Bush imprévisible (« aventuriste » disent les Russes) et de plus en plus agressif, l’élite russe resserre les rangs autour du programme qui a été, en termes généraux, esquissé par le président Poutine devant la Douma le 3 avril.

Tout comme Lyndon LaRouche l’avait anticipé, l’establishment anglo-américain n’apprécie nullement ce regroupement dans la politique russe. Suite à la rencontre à Paris entre le secrétaire d’Etat américain Colin Powell et le ministre russe des Affaires étrangères Ivanov, peu avant Pâques, il a été question d’un sommet Poutine-Bush qui se déroulerait avant le sommet du G-8, prévu fin juillet à Gênes. Depuis, la Maison Blanche a annoncé que le sommet en question n’aurait pas lieu.

Les médias occidentaux - en particulier américains - ont fait beaucoup de battage autour du fait que l’« oligarque » Vladimir Goussinski avait perdu le contrôle de la chaîne de télévision russe N-TV, qui appartenait à son empire Media-Most. Suite à une procédure de faillite, N-TV a été repris par le géant de l’énergie lié à l’Etat russe, Gazprom. Comme il fallait s’y attendre, Gazprom a immédiatement licencié les directeurs de la station pour en nommer de nouveaux. De telles méthodes sont normales chez les financiers et les gestionnaires des médias occidentaux. Mais, dans ce cas-ci, on présente Goussinski comme le « porte-drapeau » de la liberté de la presse. Dans un éditorial du 8 avril, le Washington Post a appelé le gouvernement américain à exclure Poutine du sommet du G-8 et à expulser la Russie du Conseil de l’Europe pour avoir opprimé Goussinski et la « liberté d’expression ».

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