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Les élus démocrates quittent le navire Obama-Pelosi

La rédaction
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8 août 2009 (Nouvelle Solidarité) – Face à la colère des citoyens américains contre la politique de renflouements, le système de droits d’émission carbone et le projet de loi sur la réforme de la santé, les congressistes démocrates se retrouvent obligés de se dissocier de la Maison Blanche et de la présidente de la Chambre pour éviter le lynchage et espérer être réélus. Depuis le début des vacances parlementaires la semaine dernière, les élus américains participent aux traditionnels Town hall meetings où ils doivent rendre des comptes à leurs concitoyens. Dans tout le pays, la foule, républicaine comme démocrate, se rend massivement dans ces réunions pour crier son mécontentement.

Jeudi, devant une assemblée de plus de 500 personnes en colère (il n’en attendait qu’une centaine), le député démocrate de New York, Eric Massa, a dû affirmer à plusieurs reprises qu’il avait tout fait pour ralentir le projet de loi sur la santé et qu’il avait voté contre Pelosi sur les droits d’émission carbone. De nombreux citoyens ont pris la parole pour demander la création d’une sécurité sociale universelle en lieu et place du projet de rationnement des soins et d’euthanasie. Eric Massa s’est même entendu dire « Dites à Nancy Pelosi que les Etats-Unis ne sont pas un pays de nazis ».
Dans l’Alabama, les trois congressistes démocrates ont aussi dû répudier Obama et Pelosi, et affirmer publiquement qu’ils ne soutenaient pas le projet de loi sur la santé. Le député Parker Griffith a même été contraint de transformer sa conférence de presse en réunion publique après que 150 de ses concitoyens en colère aient pris la salle d’assaut.

Le député démocrate progressiste John Conyers, président de la Commission judiciaire et promoteur du projet de sécurité sociale universelle, a déclaré la semaine dernière que la réforme de la santé était de la « foutaise ». Il a affirmé que l’attitude de Barack Obama était « mauvaise » et qu’elle lui coûterait politiquement très cher. Conyers a déploré l’influence du chef de cabinet de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, qui « ne cherche qu’à réussir et est prêt pour cela à passer des accords sur tout et n’importe quoi » (rassurant lorsque l’on parle de la santé publique, a-t-il ajouté), alors que jadis le sénateur Obama soutenait le programme de sécurité sociale universelle. « Il n’y a pas plus déçu que moi au sujet de Barack Obama » a-t-il dit. Qu’il fasse voté un projet de loi « affaibli » ou qu’il échoue complètement, il sera perdant dans tous les cas, a expliqué en substance Conyers. « Nous devons le lui dire ou bien il ne fera qu’un seul mandat ».

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