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Les flux de capitaux étrangers menacent le dollar

La rédaction
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Ces quatre derniers mois, le dollar a beaucoup chuté par rapport aux autres grandes devises. Début mai, il se trouvait à son plus bas niveau, par rapport à l’euro, depuis octobre 2001. Face au franc suisse, le billet vert vaut 7 % de moins qu’au début de l’année. Le 7 mai, la Bank of America parlait de « ventes paniques » de dollars en Asie et le gouvernement japonais menaçait d’intervenir contre sa propre devise afin d’empêcher le yen de trop monter par rapport à la monnaie américaine. En même temps, le prix de l’or montait constamment pour se situer bien au-dessus des 300 dollars l’once.

Certains, comme l’économiste en chef de Goldman Sachs, Thomas Meyer, sont conscients que le dollar est surévalué et estiment que, comme ce fut le cas avec les actions, « le dollar va retrouver un niveau raisonnable ». Mais il serait illusoire de croire qu’on puisse laisser la bulle spéculative se dégonfler lentement et en douceur. Il est plus probable qu’elle éclate brutalement à court terme.

vu l’état critique du commerce extérieur américain, la question qui se pose n’est pas de savoir ce qui pourrait déclencher un tel krach du dollar, mais pourquoi il ne s’est pas encore produit. En 2001, les Etats-Unis ont exporté pour 721 milliards de dollars, tandis que leurs importations s’élevaient à 1 147 milliards, soit 426 milliards de dollars ou 59 % de plus que la valeur du volume des exportations. Rien qu’en biens de consommation et pour l’automobile seulement, le déficit commercial s’élève à plus de 300 milliards.

Le gigantesque déficit commercial américain a été compensé ces dernières années par l’afflux de capitaux étrangers, en quête d’un refuge après les diverses crises financières en Russie, en Asie et en Amérique latine, et attirés par le phénomène de la « nouvelle économie ». Cependant, dès 2001, l’afflux de capitaux nets entrant aux Etats-Unis montrait des signes inquiétants. Selon les statistiques officielles, au cours de l’année 2001, les actifs détenus par des Américains à l’étranger ont augmenté de 439,6 milliards, tandis que pour la même période, les titres financiers américains détenus par des étrangers ont augmenté de 895,5 milliards, soit près de 2,5 milliards par jour. En tout, il y a eu un afflux net de 459,9 milliards aux Etats-Unis, ce qui correspond à peu près à la somme manquante dans la balance commerciale.

Or, suite au krach boursier et à l’implosion de la « nouvelle économie », deux grandes sources de capitaux étrangers ont brutalement décliné l’année dernière : l’achat d’actions et le rachat d’entreprises américaines. Le premier est passé de 192,7 milliards en 2000 à seulement 127,2 milliards en 2001. En ce qui concerne les investissements étrangers directs, ceux-ci sont passés de 287,7 milliards en 2000 à 157,9 milliards l’année dernière. Ce qui a augmenté en 2001 - sauvant l’économie et le dollar américains, c’est l’achat par des étrangers d’obligations d’entreprises américaines, qui s’est monté à 371,2 milliards de dollars, une augmentation impressionnante par rapport aux 292,9 milliards de l’an 2000 (déjà un record historique). Cette année cependant, ce sont les défauts de paiements sur les obligations d’entreprises qui connaissent des niveaux record. Suite à la faillite d’Enron en décembre 2001, les obligations de dizaines de sociétés de télécoms, de médias et autres sont descendues au niveau « poubelle ». Ces défauts de paiement se sont élevés à 34 milliards au premier trimestre 2002 et les agences de notation s’attendent à pire au cours de l’année.

Ainsi, les achats étrangers de titres américains se sont effondrés. En janvier et février, ils représentaient 75 % de moins par rapport à l’année précédente. Etant donné la chute des bulles boursières et obligataires, on ne voit pas ce qui pourrait encore inciter les étrangers à investir de 400 à 500 millards de dollars sur les marchés américains, à part peut-être l’émission d’« obligations de guerre » à haut taux d’intérêt garantis par l’Etat.

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