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Les hedge funds sont mal

La rédaction
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Une avalanche d’argent frais est actuellement canalisée vers les hedge funds et les fonds privés d’actions. Ces fonds sont non seulement utilisés pour s’engager dans les formes les plus sauvages de spéculation dans les marchés des produits dérivés mais servent aussi d’instruments pour acheter des matières premières, de l’immobilier ou des petites et moyennes entreprises.

La décision surprenante de la Banque d’Angleterre d’augmenter ses taux de 0.25 % le 3 août dernier, parallèle à celle de la Banque Centrale Européenne de faire la même chose, a été une réponse à la croissance massive d’emprunts bancaires qui a atteint un taux annualisé de 14 %. La majeure partie de cette croissance d’emprunts bancaires en Angleterre représente des crédits aux hedege funds et aux fonds privés d’actions.

Le dernier développement dans la cartellisation frénétique entreprise par les fonds privés d’actions est l’achat de l’opérateur d’hôpitaux américain HCA par Kohlberg Kravis Roberts (KKR) et Bain Capital pour 33 milliards de dollars, l’achat effet de levier le plus grand à de toute l’histoire.

Le groupe Blackstone, qui vient de créer le plus gros fonds d’actions privé qui ait jamais existé, considérait lui aussi une option sur HCA. Quelques jours après l’achat d’HCA, un autre méga achat était annoncé : celui du département de puces de Philips par KKR, Silver Lake et Alpinvest.

Des rumeurs courent sur le lancement prochain de la plus grosse OPA sur « l’une des plus grandes corporations allemandes » par des fonds privés d’actions. Blackstone a du démentir récemment qu’il était sur le point de lancer une OPA sur Deutsche Telekom avec d’autres fonds. Certains fonds privés d’actions tels que Carlyle, créent entre-temps leurs propres hedge funds pour faire des transactions dans les marchés de dérivés. En même temps, Man Group, un conglomérat basé à Londres, vient d’annoncer son projet de rachat de 70 % d’Eurex US, le marché des produits dérivés crée par Deutsche Boerse en 2004.

Cependant, d’autres fonds ont de graves problèmes aujourd’hui. Dans le domaine de l’énergie, l’un des plus gros hedge funds est en train de fermer après avoir subi de grosses pertes sur les produits dérivés de gaz naturel en juin et juillet. MotherRock LP a été crée au début 2005 par l’ancien président du NYMEX (New York Mercantile Exchange) Robert Collins. Le fond « énergie » de MotherRock a perdu récemment 230 milliards - plus de la moitié des 430 milliards gérés par MotherRock dans son ensemble - lorsque les spéculateurs quittaient le marché hautement volatile du gaz naturel. Dans une lettre aux investisseurs, Collins évoquait une « performance terrible » de son fonds cette année, avec des pertes de 23 % au premier semestre, en particulier en juin, suivies de « pertes significatives » en juillet. Les prix du gaz naturel ont fortement augmenté au début août, les hedge funds tentant désespérément de couvrir des paris à la baisse. La chute de MotherRock pourrait menacer aussi d’autres clients du NYMEX, via des contrats sur produits dérivés.

D’autres sections du casino global des dérivés pourraient subir le même sort. Selon le Financial Times du 1er août, certains hedge funds importants ont subi d’énormes pertes en mars et en mai de cette année, lorsque les marchés de devises ont plongé sur les marchés émergents. En juin, les mêmes fonds ont changé de stratégie, spéculant désormais à la baisse sur ces monnaies, au moment même où ces devises commençaient leur remontée ! Certains fonds auraient perdu 20 % ou plus de la totalité de leur capital dans ces opérations.

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