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« Les huit mercenaires »

La rédaction
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La lettre appelant à une solidarité européenne avec la politique de l’administration Bush envers l’Irak, signée dans un premier temps par huit chefs de gouvernement européens, représente une tentative ouverte de Washington de diviser l’Europe. Depuis, les chefs de gouvernement de quelques autres pays du sud-est européen ont ajouté leur signature à ce texte, dont les principaux inspirateurs du côté européen sont Tony Blair et le Premier ministre espagnol Jose Maria Aznar.

Il est cependant paradoxal de constater que la position de ces signataires n’est soutenue, dans leurs pays respectifs, que par une petite minorité de la classe politique, et une minorité encore plus faible de l’opinion populaire. Nous avons mentionné plus haut la situation en Grande-Bretagne. En ce qui concerne l’Espagne, des sondages dignes de foi indiquent que 72% de la population est contre une guerre en Irak. Au cours d’un débat tumultueux au Parlement, Aznar et son Partido Popular se trouvaient totalement isolés. Le président du Parti social-démocrate d’opposition (PSOE), Jose Maria Rodriguez Zapatero, a décrit Aznar comme un « opportuniste » poursuivant une politique contraire aux intérêts nationaux de l’Espagne et aux intérêts de l’Union européenne. Pour Zapatero, « le patriotisme, c’est la dignité, mais rien n’est plus anti-patriotique que la soumission . »

En Italie, il existe une opposition tout aussi forte au Premier ministre Berlusconi qui, en raison d’un procès pour corruption intenté contre lui, est susceptible de subir un chantage. 80% de la population italienne est contre la guerre et suit la position adoptée par le Vatican et le pape Jean-Paul II. Selon des sondages au Danemark, 57% de la population est contre la guerre et son Premier ministre Rasmussen est accusé par les partis d’opposition d’être un « laquais ». Une grande inquiétude s’exprime en Hongrie, non seulement parce que le gouvernement a signé cette lettre le 30 janvier, mais parce qu’il a autorisé l’armée américaine à utiliser la base militaire de Taszar pour entraîner des exilés irakiens. En Pologne, pas plus de 12% de la population soutient la guerre. L’opposition se renforce aussi au Sejm (parlement), car de nombreux députés craignent que le soutien inconditionnel aux Etats-Unis nuise aux relations avec l’Allemagne et la France.

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