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Les illusions de Clinton sur la « nouvelle économie »

La rédaction
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Le président Clinton a manifestement été poussé à soutenir les aspirations présidentielles d’Al Gore. Ce qui a joué un rôle déterminant dans l’attitude de Clinton est sans doute la peur d’être victime, ainsi que son épouse, d’une vendetta judiciaire après son départ de la Maison Blanche. D’où sa fuite en avant pour maintenir la bulle de la « nouvelle économie » et soutenir la propagande selon laquelle les Etats-Unis n’auraient jamais connu « une aussi longue période de prospérité économique ». C’est ainsi qu’il multiplie les annonces pour promouvoir ce mythe.

Le 4 avril, lors d’une conférence à la Maison Blanche, Clinton a lancé un appel pour mettre les nouvelles technologies informatiques à la portée de tous, proclamant que « l’ordinateur et l’Internet feront sortir de la pauvreté plus de gens, et plus rapidement, qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire humaine ».

Alors que l’économie n’a jamais été aussi forte « dans notre histoire », dit-il, nous avons maintenant l’occasion «  d’ouvrir de nouvelles frontières pour l’Amérique, celles du numérique (...) Notre mission consiste à ouvrir cette frontière pour tous les Américains, quels que soient leur revenu, leur niveau d’éducation, leur implantation géographique, leurs infirmités ou leur race ». Surmonter l’inégalité devant l’informatique représente, pour lui, une merveilleuse occasion de combattre la pauvreté et l’ignorance ». Dans cette optique, Clinton a annoncé la formation d’un nouveau « E-Corps » de 750 volontaires et d’un programme spécial pour les jeunes filles, pour créer le « NetPrep GYRL » de l’« âge de l’information ».

Pire encore, Clinton a comparé son engouement pour la « nouvelle économie » avec le 35ème anniversaire de la marche de Selma, en Alabama (l’événement marquant du mouvement des droits civiques), et l’assassinat de Martin Luther King en 1968. Ce dernier oeuvrait à améliorer « les conditions économiques des plus défavorisés. Je pense que s’il était parmi nous aujourd’hui, il dirait qu’effacer les inégalités d’accès à l’informatique est une juste cause. »

Le Président a aussi évoqué sa « tournée des nouveaux marchés », qui l’amènera du 16 au 18 avril en Caroline du Nord, dans la Silicon Valley, dans la réserve des Navajos au Nouveau Mexique, puis à Chicago pour la « Conférence Comdex » sur les technologies de l’information. A chaque étape, il insistera sur les bienfaits des nouvelles technologies pour les masses. « Si nous travaillons ensemble à effacer les inégalités d’accès à l’informatique, la technologie peut devenir la plus grande force égalitaire que notre société ou toute autre ait jamais connue. »

En ouvrant, le lendemain, un « sommet économique » à la Maison Blanche, le président Clinton s’est à nouveau lancé dans un éloge dithyrambique de la « nouvelle économie ». Entouré de membres du gouvernement, d’économistes, d’analystes de Wall Street et d’entrepreneurs de la « nouvelle économie », il a déclaré : « Nous nous trouvons au milieu de la plus longue période d’expansion économique de notre histoire et d’une transformation économique aussi profonde que celle nous ayant conduits à la Révolution industrielle », à savoir la « révolution de l’information ». Cette « performance de la nouvelle économie a été alimentée par la technologie, guidée par les idées et produite par l’innovation et l’esprit d’entreprise. Elle a ouvert des opportunités et défié notre compréhension même de l’économie ».

On peut cependant faire observer que la veille, le système financier international s’était trouvé au bord d’un effondrement provoqué par l’écroulement des actions de la « nouvelle économie » à Wall Street.

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