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Les juristes condamnent les mémos sur la torture

La rédaction
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Le 4 août, cent trente juristes ont signé une déclaration publique de deux pages, dite « Lawyer’s Statement on Bush Administration’s Torture Memos ». Ces juristes critiquent vertement les avocats de l’Administration Bush qui ont excusé et cherché à donner un semblant base juridique à la torture pratiquée sur des prisonniers de guerre et des combattants ennemis. Parmi les 130 signataires figurent 12 anciens magistrats, 7 anciens secrétaires du American Bar Association, et un ancien directeur du FBI. Selon les signataires, des juristes de haut rang au ministère de la Justice et de l’Intérieur, à la Maison-Blanche « et dans le bureau du vice-président (...) ont cherché à justifier des actions qui violent les droits les plus élémentaires de tout être humain. » Tous ces mémos font preuve d’« une ignorance, et d’une interprétation erronée de la Constitution et des lois de notre pays, des traités internationaux et des règles du droit international. Les juristes qui ont approuvé et signé ces mémos (...) ont failli à leur devoir de défense de la Constitution. »

Les signataires sont particulièrement sévères vis-à-vis du ministre de la Justice John Ashcroft à cause de son mépris affiché des lois américaines et de la Convention de Genève. Il a lui-même reconnu que dire que la Convention de Genève ne s’appliquait pas, permettait de « se défendre contre toute accusation » qui pourrait être formulée sur la base de l’arrestation ou de l’interrogation des prisonniers.

Les signataires trouvent ridicule le fait que l’Administration ait « répudié » bien après les faits, le mémo en date du mois d’août 2002 et signé par le Office of Legal Counsel du Département de la Justice, Jay Bybee. Le fait qu’on le répudie maintenant est un geste « bienvenu « , mais qui ne servira pas à corriger « les abus que ce mémo aura autorisé ou encouragé (...) » En réalité, « le fait qu’on ait répudié le mémo après les faits, et suite à un scandale public, ne fait que confirmer la nature tout à fait illégale du mémo à l’origine. » Les signataires terminent en disant que ces juristes de l’Administration « ont suggéré à des personnes d’agir au mépris de la loi, et leur ont fourni des arguments pour réduire le risque que ces individus soient sanctionnés pour leurs actions. »

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