Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Les manoeuvres financières de Larry Summers sur les marchés

La rédaction
visites
635

A la fin du mois de mars, le secrétaire au Trésor Larry Summers a de nouveau tenté de manipuler les marchés financiers, en incitant les grands fonds de placement à se retirer des obligations hypothécaires des Government Sponsored Enterprises (GSE) pour aller dans les marchés boursiers hypervolatiles. Les deux plus grandes GSE sont les agences hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae, dont la somme des crédits et obligations s’élève à 1600 milliards de dollars. Ces deux agences garantissent la majeure partie des hypothèques sur logements privés.

Le 22 mars, le sous-secrétaire au Trésor, Gary Gensler, a affirmé devant la Commission bancaire de la Chambre que son ministère comptait déposer un projet de loi précisant que les GSE ne sont couvertes par aucune garantie du gouvernement fédéral. Or une telle garantie, si elle n’a jamais été explicitement déclarée, a toujours été implicite. En effet, depuis les années 70, les investisseurs considèrent les obligations des GSE comme aussi fiables que les bons du Trésor et ont escompté que, dans l’éventualité d’une chute des marchés hypothécaires, le Trésor garantirait la dette des GSE. En raison de ce statut public implicite, ces dernières peuvent emprunter des capitaux sur le marché à des taux privilégiés, tout en opérant comme des agences privées à but lucratif.

C’est même la première fois qu’un responsable du ministère mentionne ouvertement l’existence ou non d’une telle garantie. Cela a suffi pour que les grands détenteurs d’obligations et les banques de placement de Wall Street se débarrassent de leurs obligations GSE pour acheter des bons du Trésor à 30 ans.

Et c’est là qu’on en arrive au motif réel des manipulations de Summers et Gensler : lorsque les taux d’intérêt des bons du Trésor à 30 ans baissent, les investisseurs ont tendance à accroître leurs portefeuilles en actions. C’est exactement ce qui s’est passé suite à la liquidation des obligations de Fannie Mae et autres. Summers veut à tout prix maintenir la bulle et son « effet richesse » jusqu’en novembre, dans l’espoir de devenir le « tsar » économique de l’« administration Gore ». Et à cette fin, tous les moyens sont bons.

Contactez-nous !