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Les marchés appellent l’Etat au secours

La rédaction
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En janvier, Lyndon LaRouche avait pronostiqué que la situation de l’économie américaine et des marchés financiers mondiaux se serait tellement aggravée à l’arrivée des « ides de mars » que l’administration Bush serait obligée d’abandonner sa rhétorique sur l’« économie de marché qui sait guérir ses propres maux » pour lancer des interventions publiques afin d’éviter le pire. La mi-mars étant passée, l’on prépare effectivement différents plans de sauvetage pour la Turquie, l’Argentine, etc. Plus choquant encore, ce sont des porte-parole de Wall Street eux-mêmes qui réclament ouvertement l’intervention des pouvoirs publics pour soutenir les marchés d’actions. Ils constatent que les promesses de nouvelles baisses des taux, de réductions d’impôts et de dépenses supplémentaires pour la défense n’ont pas réussi à enrayer la chute du Nasdaq.

C’est ainsi que le New York Times du 14 mars a rapporté que, depuis le 5 mars, des discussions d’urgence ont lieu tous les jours à la Réserve fédérale, au ministère des Finances et à la Maison Blanche, dans le but de faire face aux crises simultanées au Japon et aux Etats-Unis. Trois jours plus tôt dans le même quotidien, l’économiste Paul Krugman avait appelé la Banque du Japon, ainsi que la Fed, à « s’engager pour le long terme à imprimer davantage d’argent ».

C’est dans ce contexte qu’il faut considérer la nomination de l’ancien vice-président de la Réserve fédérale, Peter Fisher, comme vice-ministre des Finances. C’est lui qui, à l’automne 1998, a orchestré le sauvetage du fonds spéculatif LTCM qui menaçait de faire couler le système financier mondial. Dans le New York Post du 13 mars, le rédacteur financier John Crudele écrit que Peter Fisher est « l’homme le plus important du monde aujourd’hui », puisqu’Alan Greenspan a raté sa chance de résoudre « le problème du marché des actions ». Fisher fera office d’homme de liaison entre l’administration Bush et Wall Street, tant que les Bourses « seront en chute libre » et que « la torture n’est pas près de finir ». Que peut faire Fisher ? Il peut « travailler le marché », d’après Crudele. Il fait partie de l’« Equipe de prévention des plongeons », qui sait ce qu’il faut faire. « Lui et le président Bush devront directement injecter de l’argent dans le marché. Ils doivent acheter d’énormes quantités de contrats à terme d’indices boursiers, ce qui soulagera tout le marché des capitaux. Oublions les baisses de taux d’intérêt. Avant que les solutions de Greenspan commencent à avoir des effets, nous serons tous fauchés. »

Entre-temps, le gouvernement japonais a déjà annoncé qu’il interviendrait sur les marchés avec de l’argent des contribuables. Le 15 mars, le Nikkei était à son plus bas niveau depuis seize ans, mais le ministre des Finances Miyazawa a provoqué un spectaculaire rebond à court terme en commentant un aspect spécial du nouveau plan de sauvetage économique du gouvernement : un fonds pour acheter des actions qui serait financé exclusivement par les grandes banques japonaises et d’autres sociétés du secteur privé. Cependant, Miyazawa a laissé entendre qu’en cas de pertes, le gouvernement envisagerait de venir à la rescousse. Le 19 mars, la Banque du Japon a décidé d’augmenter son solde de trésorerie de 4000 à 5000 milliards de yens, ce qui aura pour effet de ramener les taux à court terme à presque zéro.

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