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Les marchés financiers globaux en chute libre

La rédaction
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Au cours de la semaine de cotation du 3 mai, les marchés boursiers et obligataires ont été marqués par des ventes frénétiques, tandis que les cours des matières premières et les monnaies étaient l’objet de fluctuations extrêmes. Le 10 mai, la tendance était toujours à la chute. Alimentant la panique, le département américain du Travail annonçait, dans son rapport du 7 mai, la création de 288 000 emplois supplémentaires en avril, renforçant encore les craintes d’une hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale, et le prix du pétrole atteignait son pic depuis 13 ans (40 dollars). L’éclatement de toutes les bulles financières dans le monde a bel et bien commencé.

  • Marchés obligataires : alors que le cours des actions a fortement chuté aux Etats-Unis et sur les marchés européens ces dernières semaines, la panique est totale sur les marchés obligataires. Suite au rapport du 7 mai concernant le marché de l’emploi, la rémunération des bons du Trésor américains à 10 ans est passée, en une seule journée, de 4,61 à 4,77%, portant à 110 points de base l’augmentation totale depuis début avril. La rémunération des bons à 2 ans a augmenté de 25 points de base le 7 mai, atteignant son plus haut niveau en deux ans. La hausse de ces rémunérations fait monter à son tour les taux des prêts hypothécaires, menaçant de faire imploser la bulle hypothécaire et celle du logement aux Etats-Unis.
  • Pétrole : le 7 mai, les contrats à terme sur le pétrole brut livrable au mois de juin ont dépassé les 40 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange, le plus haut niveau depuis l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. Le prix du brut a ainsi augmenté de 6,7% dans la première semaine de mai, pour atteindre 52% de plus que son niveau de l’année précédente ! Sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le prix du Brent sur les contrats à terme avec échéance en juin, a atteint 37 dollars le baril, là aussi le plus haut niveau depuis 13 ans. Aux Etats-Unis, les prix à la pompe sont à des niveaux record.
  • Asie : le 10 mai, les marchés boursiers asiatiques ont connu leur plus forte chute depuis le 11 septembre 2001. Le Nikkei japonais a plongé de 554 points (4,8%) et l’indice TOPIX de 5,7%. La Bourse de Séoul a reculé de 5,7%, sa plus forte baisse en deux ans. Le même jour, l’indice Asie-Pacifique MSCI, qui recouvre toutes les grandes Bourses asiatiques, a chuté de 5,3%, soit un record depuis le 11 septembre 2001. Cependant, dans les jours précédents, les marchés boursiers asiatiques avaient déjà entamé leur implosion. Le 10 mai, la Bourse de Tokyo chutait pour le sixième jour consécutif de cotation, et ce, pour la première fois depuis la guerre d’Irak. En six jours, le Nikkei a perdu 1200 points, soit 10%. La vente massive de capitaux étrangers est un facteur décisif de l’évolution des Bourses asiatiques. Les monnaies asiatiques chutent rapidement.
  • Amérique latine : depuis le début du mois d’avril, tous les marchés dits émergents connaissent des ventes massives de capitaux étrangers, provoquant une chute des marchés financiers et monétaires nationaux. Toute la bulle boursière des marchés émergents, l’une des nombreuses bulles « carry trade » - emprunt à faible taux pour investir dans des titres à forte rémunération - sur le système financier international, favorisée par la Fed et les autres banques centrales, est en train d’éclater.

    Dans la première semaine de mai, les obligations gouvernementales latino-américaines ont enregistré leur plus forte chute en deux ans, forçant la hausse des rémunérations. Depuis la mi-janvier, les obligations brésiliennes à long terme ont augmenté leur taux de rémunération de plus de 300 points de base pour atteindre 10,7%. Dans la journée du 7 mai, elles ont subi la plus forte chute en cinq ans. Depuis début avril, les Bourses et les monnaies latino-américaines ont baissé pratiquement chaque jour ouvrable, parfois de 3 à 4% par jour. Le real brésilien a atteint son plancher depuis 9 mois et le peso mexicain est plus faible que jamais. Dans le cas du Brésil, la menace posée par la situation précaire de la dette constitue un autre facteur de nervosité. Les Bourses turque et russe ont aussi chuté, celle de Moscou ayant perdu 20 % de sa valeur depuis début avril.

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