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Les menaces contre la Syrie dans l’optique d’un retrait américain d’Irak

La rédaction
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Analysant différents facteurs de la situation en Asie du Sud-Ouest, Lyndon LaRouche s’est demandé si les menaces proférées contre la Syrie étaient destinées à jeter les bases du retrait des forces américaines d’Irak. Ainsi, une source bien placée dans la communauté du renseignement américain a confirmé que la « junte » de Dick Cheney à la Maison Blanche plaide pour des frappes militaires limitées - commandos de forces spéciales passant la frontière ou raids aériens - contre des villages syriens à la frontière avec l’Irak. Cette option serait motivée à la fois par les pressions en faveur d’un « changement de régime » à Damas, exercées par les néo-conservateurs de Washington, et par la colère des commandants américains en Irak face à une insurrection grandissante et un manque chronique de forces pour sécuriser la frontière syro-irakienne.

Deuxième indice, le ministre américain de la Défense Donald Rumsfeld est sorti de ses gonds le 28 septembre, lors d’un point de presse au Pentagone aux côtés du général George Casey, le commandant des forces américaines en Irak. La veille, ce dernier avait déclaré dans une déposition au Congrès que le nombre de bataillons irakiens prêts au combat n’était pas trois, comme le maintenait le Pentagone, mais un seul ! Après l’avoir incité en vain à se rétracter, excédé, Rumsfeld tenta de prouver lui-même que tout va bien en Irak pour les forces américaines.

Troisièmement, alors qu’ils s’acheminent vers une défaite militaire et politique en Irak, les Etats-Unis seront peut-être bientôt contraints d’en partir comme une flèche.

Selon plusieurs sources militaires américaines, la seule route sûre pour quitter l’Irak passe par le Koweit. La route vers la Jordanie est trop dangereuse et, selon une interview du colonel Tim Collins, historien militaire, dans le Sunday Telegraph du 2 octobre, les forces britanniques, qui ont subi une défaite décisive dans le sud irakien, pourraient bientôt être chassées du pays. Selon Collins, « l’incompétence et le manque de direction » des dirigeants politiques de Grande-Bretagne ont créé le risque que « nous subissions une défaite sur le terrain. Nous pourrions être écrasés. L’Armée risque d’être chassée au-delà de la frontière avec l’Iran. ». L’humiliation subie par la Grande-Bretagne serait, d’après lui, « historique ».

Les propos de cet historien militaire confirment ceux de différentes sources américaines, pour qui « les Britanniques nous ont déçus dans le sud, ils ont complètement abandonné Bassorah ». L’incapacité de pacifier les chiites du sud rend d’autant plus précaire un retrait américain sous le feu. Les mêmes sources font remarquer que les unités de l’Armée et de la police irakiennes formées par les Américains ne sont pas loyales envers le gouvernement « fantoche » de Bagdad, de plus en plus fragile. Elles appartiennent presque toutes à diverses milices - kurdes ou chiites - fidèles tout au plus à des factions ou des seigneurs de guerre.

C’est dans ce contexte que LaRouche pose la question de savoir si les menaces de frappe militaire contre la Syrie font partie d’une « stratégie de sortie d’Irak ».

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