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Les militaires à Nérobama : pas de guerre avec l’Iran !

La rédaction
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Dans un encart publicitaire d’une page entière du Washington Post le 5 mars, 12 anciens hauts gradés de l’armée et du renseignement américains disent à Barack Obama que l’« action militaire à l’heure actuelle n’est pas nécessaire », et même qu’elle est « dangereuse pour les Etats-Unis et pour Israël », et lui somment de « résister à toute pression en faveur d’une guerre préventive contre l’Iran. »

Payé par le Conseil national americano-iranien, l’encart publicitaire met en exergue des citations récentes de différents officiers et secrétaires à la Défense actuellement en poste ou à la retraite, avertissant du danger que représenterait une guerre préventive contre l’Iran :

« Il n’est pas prudent à ce point-ci de décider d’attaquer l’Iran... Je pense qu’il serait prématuré de décider de manière unilatérale que le temps est venu d’avoir recours à l’option militaire... Des frappes à l’heure actuelle auraient un effet déstabilisateur et ne permettraient pas [à Israël] d’atteindre ses objectifs à long terme. »
– Gen. Martin Dempsey, chef d’état-major interarmées des Etats-Unis

« …les Etats-Unis seraient évidemment blâmés, et nous deviendrions la cible de représailles de la part de l’Iran, attaquant nos bateaux, nos bases militaires... Je pense que la conséquence serait qu’une escalade aurait lieu mettant non seulement en danger beaucoup de vies, mais consumerait le Moyen-Orient dans une confrontation et un conflit que nous regretterions. »
Leon Panetta, secrétaire à la Défense des Etats-Unis

« Une solution militaire, en ce que me concerne... rassemblerait une nation divisée. Cela les détermineraient absolument à obtenir des armes nucléaires. Et elles seront justes enterrées en plus grande profondeur et mieux cachées. La seule solution à long terme pour éviter que l’Iran ait la capacité de construire des armes nucléaires est de laisser les iraniens décider qu’il n’est pas dans leur intérêt de le faire. Tout le reste n’est que solution à court terme. »
Robert Gates, ancien secrétaire à la Défense des Etats-Unis

« Quoiqu’il arrive, en cas d’une nouvelle attaque préventive de la part de l’Occident, des Etats-Unis et d’Israël, ils mettront le feu à la rue, et alors nous aurons de gros problèmes. Dites-moi seulement comment faire face à cela, compris ? (…) Car si nous poursuivons cette voie jusqu’au bout, éventuellement je mettrai des hommes sur le terrain quelque part. Et comme je dis souvent à mes amis, si vous aimez l’Irak et l’Afghanistan, vous adorerez l’Iran. »
– Général Anthony Zinni, ancien commandant de CENTCOM.

« Aucune frappe, peu importe combien efficace, sera décisive en tant que telle... Nous n’avons pas de contact avec l’Iran depuis 1979. Même aux jours les plus sombres de la Guerre froide, nous avions des contacts avec l’Union soviétique. Nous ne parlons pas à l’Iran, et par conséquent nous ne nous comprenons pas l’un l’autre. Si quelque chose arrive, il est pratiquement certain que nous ne ferons pas ce qu’il faut – qu’il y aura de mauvais calculs – qui seraient extrêmement dangereux dans cette partie du monde. »
– Amiral Michael Mullen, ancien chef d’état-major interarmées des Etats-Unis

Ces citations sont suivies de la courte lettre suivante :

Cher Monsieur le Président,

L’armée américaine est la plus formidable force existant sur cette planète. Mais tous les défis n’ont pas une solution militaire.

A moins que nous-mêmes ou un allié ne soyons attaqués, la guerre devrait être une option de dernier recours. Nos braves soldats s’attendent à ce que vous épuisiez toutes les options diplomatiques et pacifiques avant que vous ne risquiez leur vie.

Empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire est à juste titre votre priorité, et vous désirez à tout prix les empêcher de franchir ce pas. Heureusement, les moyens de la diplomatie n’ont pas été épuisés, et des solutions pacifiques sont encore possibles.

L’action militaire à l’heure actuelle n’est non seulement pas nécessaire, elle est dangereuse – pour les Etats-Unis et pour Israël. Nous vous demandons de résister à toute pression en faveur d’une guerre préventive contre l’Iran.

Avec nos sincères salutations,

Maj. Gen. Paul Eaton (USA, ret.).
Tom Finger—Fmr. Deputy Director of National Intelligence for Analysis.
Lt. Gen. Robert G. Gard, Jr. (USA, ret.).
Gen. Joseph Hoar (USMC, ret.).
Brig. Gen. John H. Johns, PhD (USA, ret.).
Maj. Gen. Rudolph Ostovich III (USA, ret.).
Paul Pillar—Fmr. National Intelligence Officer for Near East and South Asia.
Col. Lawrence Wilkerson (USA, ret.). »

Dans un article du Washington Monthly, l’ancien chef de la CIA pour le Moyen-Orient Paul Pillar, l’un des signataires de l’encart publicitaire du Washington Post, écrit que « personne ne connaît toutes les implications d’une telle guerre avec l’Iran, et ceci est le principal problème de toutes les propositions d’utilisation de la force militaire contre le programme nucléaire iranien. Cependant, les conséquences négatives pour les intérêts américains seront probablement sévères ».

L’argument clé de Pillar est que le gouvernement et la classe politique iraniens sont des acteurs rationnels. C’est le même argument qu’a mis de l’avant le général Dempsey dans son opposition à la guerre contre l’Iran. « Un Iran doté de la bombe serait loin d’être aussi dangereux que les gens veuillent le croire », continue Pillar, « et une guerre visant à empêcher l’Iran de l’acquérir aurait bien moins de succès et serait bien plus onéreuse que les gens imaginent. »

De plus, « les principes de la dissuasion ne sont pas moins valides parce le parti à dissuader porte le turban et la barbe. Le développement par la Chine de l’arme nucléaire (elle avait testé sa première en 1964) semblait d’autant plus alarmant à l’époque que Mao avait ouvertement fait part de sa croyance que son pays pourrait perdre la moitié de sa population dans une guerre nucléaire et néanmoins vaincre le capitalisme. La dissuasion a cependant été efficace depuis plus d’un demi-siècle, et a même traversé le chaos et le fanatisme engendrés par la Révolution culturelle. Quelques années plus tard, la Chine a eu la bombe et Richard Nixon a construit sa stratégie autour d’un dialogue constant avec Pékin. »

Pillar souligne que l’absence de « menace existentielle » en provenance d’Iran est reconnue par la plupart des dirigeants politiques et militaires en Israël, tandis qu’une telle menace est mise de l’avant avec hystérie par les néo-conservateurs et les démocrates, incluant le Président Obama, aux Etats-Unis.

Dans un second article dans The National Interest du 6 mars, Pillar précise que « les remarques du président [Obama] sur la manière dont aucun gouvernement israélien ne peut tolérer l’arme nucléaire dans les mains de l’Iran, ainsi que sa référence au droit souverain d’Israël de prendre ses propres décisions concernant ce dont il a besoin pour satisfaire ses besoins en matière de sécurité sonnent presque comme une invitation à Netanyahou pour qu’il lance une attaque ». Il termine en concluant qu’il « est très clair qu’une attaque militaire contre l’Iran sera catastrophique en terme de conséquences, pas seulement pour nous mais pour le monde en général ».

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