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Les « modèles » européens de la nouvelle économie s’effondrent

La rédaction
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En Europe, ce sont précisément les sociétés qui ont été présentées comme le « modèle à suivre » d’une économie prospère basée sur les technologies de l’information et l’infrastructure privatisée, qui sont maintenant en proie à de sérieuses difficultés dues à une dette excessive, à la stupidité de la « valeur actionnariale » et à la dissipation du rêve d’une économie « post-industrielle » et « dématérisalisée ».

Dans le secteur des télécoms, l’action de Deutsche Telekom a chuté dans la dernière semaine de juin à 8 euros, soit la moitié de son prix d’entrée en Bourse en 1996. Alors que sa fuite en avant dans les OPA a laissé Deutsche Telekom avec une montagne de dettes de 65 milliards d’euros, la société a ruiné depuis mars les investissements de millions de petits actionnaires allemands.

France Telecom, qui supporte aussi un lourd endettement, se mord aujourd’hui les doigts d’être entré dans le marché allemand des télécoms. Son renflouement de MobilCom, l’opérateur allemand de téléphonie mobile, fera sans doute monter sa dette à 75 milliards d’euros d’ici la fin de l’année. En conséquence, le 24 juin, Moody’s a rétrogradé la dette de ce géant français juste au-dessus du niveau « junk ».

Un autre grand groupe français, Vivendi Universal, a vu ses actions plonger à leur niveau le plus bas depuis septembre 1996, suite à l’annonce, le 21 juin, de l’injection par la Deutsche Bank de 1,4 millions d’euros destinés à surmonter une crise de liquidités. Vivendi a près de 30 milliards d’euros de dettes, dont près d’un quart devrait être payé au cours des mois à venir. Vivendi a connu des pertes massives en 2001. Le 25 juin, un autre membre du conseil d’administration a démissionné, le quatrième depuis le début de l’année. Le 1er juillet, son PDG Jean-Marie Messier a annoncé sa démission.

Alcatel, le plus grand équipementier européen de télécoms, a annoncé le 26 juin la suppression de 10 000 emplois, après les licenciements massifs des deux dernières années. Début 2001, Alcatel employait encore 110 000 personnes. D’ici 2003, ce chiffre sera réduit de moitié.

Cap Gemini, la plus grande compagnie européenne de services informatiques, va licencier 5500 employés, soit un dixième de son personnel. Un de ses directeurs, Paul Hermelin, déclarait le 26 juin : « On ne peut attendre plus longtemps une reprise hypothétique à un moment donné dans le futur. »

En Grande-Bretagne, Vodafone, le géant de la téléphonie mobile, vient d’annoncer la plus grosse perte annuelle de l’histoire européenne, alors que l’équipementier Marconi, qui avait autrefois des contrats dans la défense, se bat contre la faillite. Railtrack, la société qui gère l’infrastructure ferroviaire britannique, a déjà déposé son bilan : ses 37 000 km de voies ferrées seront désormais re-nationalisées et intégrées dans le holding national Network Rail.

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