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Les obligations de General Motors reléguées au niveau « poubelle » - et maintenant ?

La rédaction
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Le 5 mai, l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé la dette de deux géants de l’automobile, General Motors et Ford, qui s’élève à 453 milliards de dollars au total. Pour Lyndon LaRouche, cette évolution constitue un « désastre national » pour les Etats-Unis et le détonateur potentiel de tout le système monétaire et financier international.

LaRouche s’attendait à une telle décision, contrairement à de nombreux parlementaires démocrates et responsables syndicaux de l’UAW qui maintenaient qu’il n’y avait « aucun problème » à court terme. Quant à la plupart des analystes financiers, ils étaient convaincus que la dette de GM ne serait pas rétrogradée au niveau « poubelle » avant le milieu de l’été.

Dès la fin février, LaRouche prévoyait une explosion de la dette dans le secteur automobile. Le 27 février, il mit en garde contre la quantité d’échéances à court terme que GM et Ford devraient honorer courant 2005. Puis, dès le 23 mars, il appela le gouvernement à organiser un « plan de sauvetage » des capacités productives du secteur automobile. Dans un mémorandum du 2 avril adressé au Congrès (intitulé Rebâtir notre économie), LaRouche présentait un plan de reconversion de ces équipements dans la production des infrastructures économiques nécessaires, dont des lignes ferroviaires à grande vitesse.

Le 8 mai, LaRouche a de nouveau posé le problème : soit on réorganise les capacités productives de GM, suite à une intervention du Sénat dans ce sens, soit l’industrie automobile américaine est condamnée. Les seuls éléments de production qui pourraient éventuellement continuer à tourner seraient les filiales de sociétés étrangères installées aux Etats-Unis.

« Vous connaissez l’histoire du clou du sabot du cheval, dit LaRouche : Ayant perdu un clou, le fer se détacha du sabot. Se mettant à boiter, le cheval tomba. Dans sa chute, il entraîna le cavalier. Faute de cavalier, le message n’arriva pas. Et faute d’avoir le message - le royaume fut perdu. C’est à un tel processus que nous avons affaire. (...)

« Nous sommes donc dans une position cruciale - car nous avons reçu "le message". Mais les dirigeants du système politique ne l’ont pas encore compris », poursuivit LaRouche. Nous allons devoir rebâtir et nous pourrons y réussir, mais pas avec des slogans ni des formules. Il faut d’abord surmonter « le sophisme qui domine le comportement politique des institutions dirigeantes, notamment le Congrès . »

Les répercussions de la débâcle de GM sur le système financier international

La dégradation de la dette de GM et de Ford par l’agence Standard and Poor’s, le 5 mai, a asséné un coup à tous les marchés internationaux d’obligations « à fort rendement ». Avant même cette décision, le taux d’intérêt que GM devait verser sur ses obligations à dix ans était déjà supérieur de près de 7% à celui des bons du Trésor, soit un taux plus élevé que nombre de sociétés au statut de « poubelle ». De plus, 50 à 60 milliards de dollars de dettes de GM arrivent à échéance cette année.

Selon le Neue Zuercher Zeitung, au cours du premier trimestre 2005, quelque 482 milliards de dollars des obligations de Ford et de GM avaient déjà été dégradées au niveau « poubelle ». Puis, d’un coup, il fallut y ajouter 453 milliards de dollars de plus. Maintenant, dès qu’une autre agence de notation dégradera à son tour les obligations des deux entreprises, de nombreux fonds de pension et de placement, banques, etc., seront obligés, de par la loi ou leur propre réglementation, de se débarrasser de ces obligations.

La mauvaise note de GM devrait avoir d’énormes conséquences sur les marchés des produits dérivés sur crédit, notamment les « CDOs » - contrats de produits dérivés « basés » sur une multitude d’obligations « à fort rendement » et à haut risque.

Selon LaRouche, la débâcle de GM va accélérer la chute du dollar, entraînant de lourdes conséquences pour « quiconque détient des dollars à l’étranger, comme la Chine, le Japon, l’Europe et ailleurs », provoquant « une réaction en chaîne à l’intérieur du système monétaire ».

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