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Les obligations de General Motors bientôt au niveau de « junk bonds »

La rédaction
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Si les obligations d’entreprise de GM sont effectivement déclassées au niveau poubelle, comme menace de le faire l’agence Standard & Poor’s, de nombreux grands fonds de placement se verraient obligés, suivant leurs propres règlements, de se débarrasser des titres en question. En arrière-fond de la crise, la direction de GM avait annoncé, le 16 mars, que ses profits en 2005 seraient de 80% inférieurs aux prévisions et que ceux du premier trimestre seraient négatifs. Le géant de l’automobile s’attend désormais à un manque à gagner de 2 milliards de dollars en 2005, alors qu’il avait prévu une trésorerie positive de 2 milliards.

Peu après cette annonce de GM, S&P a organisé une téléconférence sur le problème, à laquelle participait un journaliste de l’EIR. Le principal analyste de l’agence, Scott Sprinzen, a confirmé d’emblée que, suite aux nouvelles de la matinée qui « dépassaient nos attentes les plus noires », les perspectives de S&P étaient passées de « stables » à « négatives ». Ceci est habituellement le prélude à une descente dans la catégorie poubelle.

Après cette déclaration, trois requins de la finance ont posé des questions sur la possibilité que GM soit mis en règlement judiciaire. Bien que le thème de la téléconférence ait été General Motors, d’autres questions furent posées dans la foulée à propos du statut financier de Ford Motors et des deux fournisseurs de pièces détachées Visteon et Delphi. Le correspondant de l’EIR a demandé s’il ne craignait pas que les problèmes rencontrés chez GM, Ford et ces deux sous-traitants ne s’étendent à toute l’industrie automobile et, de là, à l’ensemble du système financier. Sprinzen a répondu qu’il ne s’agissait que de GM, même s’il avait reconnu auparavant de graves problèmes dans d’autres sociétés. De toute évidence, il craignait l’effet qu’aurait eu une réponse positive.

Face à la chute de son chiffre d’affaires, GM s’est lancé dans une campagne frénétique d’incitations à l’achat. Le 10 mars, il a lancé une nouvelle promotion : le versement d’une prime en liquide allant de 500 à 1500 dollars pour des véhicules (notamment des SUV) en stock depuis au moins 125 jours. Cette promotion vient s’ajouter aux incitations précédentes, dont un rabais pouvant atteindre 4000 dollars sur certains modèles, ou encore un plan de financement au taux de 0% pendant 60 mois. Or quand la filiale financière de GM (GMAC) finance un prêt automobile à 0%, il ne réalise aucun profit, ce qui ne soulage en rien le remboursement des dettes.

En même temps, GM doit fermer certains sites de production de SUV, notamment son usine située dans le vieux centre automobile de Janesville (Wisconsin). La mise au chômage technique devrait durer jusqu’en juillet, portant à neuf semaines la période de suspension, au cours de laquelle la plupart des travailleurs seront licenciés. « Nous n’avons rien vu de tel depuis plus de 20 ans », disait Mike Sheridan, président de la section syndicale UAW.

Stephen Roach, économiste de la Morgan Stanley, notait dans la lettre d’information de la banque du 18 mars qu’on est entré dans une phase nouvelle et grave de la crise financière. Il estime que le 16 mars 2005 pourrait bien s’avérer un tournant pour l’Amérique dans un monde de plus en plus déséquilibré. « La confluence d’un déficit record des comptes courants, d’un désastre pour General Motors et de nouveaux sommets pour le cours du pétrole, tout indique un rôle de plus en plus précaire pour la puissance hégémonique globale. Les marchés mondiaux commencent à peine à s’en rendre compte. » Roach passe en revue la sur-extension militaire américaine depuis le 11 septembre 2001, pour conclure que « l’Amérique étend sa portée précisément au moment où la base de sa puissance économique s’affaiblit - un signe d’avertissement classique de la chute d’une grande puissance ».

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