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Les obligations poubelles de General Motors

La rédaction
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Près de 90% des 300 milliards de dollars de dettes de General Motors incombent à sa société financière, General Motors Acceptance Corporation (GMAC), engagée bien plus lourdement dans l’immobilier que dans l’industrie automobile. Ce niveau d’endettement dépasse de loin celui de n’importe quelle autre compagnie américaine (hormis le géant hypothécaire Fannie Mae), et même de n’importe quel pays émergent. GM et Ford font face à un énorme problème de refinancement en 2006, mais l’effondrement du secteur de l’automobile pose déjà cette année un problème pour la bulle de la dette.

Suite à la chute de 10% de ses ventes d’automobiles en janvier et février, il est presque certain que les agences de notation reclasseront comme « obligations poubelles « les dettes de GM qui se trouvent déjà au niveau BBB -. Le Financial Times a récemment titré sur les craintes suscitées par la solvabilité de GM, notant que les « traders d’obligations s’inquiètent des perspectives fondamentales de la compagnie. Le constructeur automobile doit offrir sur ses obligations une rémunération de 3 ou 4% supérieure au taux des bons du Trésor américains. Crédit Suisse prévoit « des recettes et revenus en sévère diminution au deuxième trimestre pour les deux constructeurs et leurs principaux fournisseurs ». Déjà, sur le prix moyen d’une voiture, GM accorde un rabais de 3814 dollars, soit de loin le plus élevé dans ce secteur.

Pratiquement tous les sous-traitants de GM et de Ford, y compris Delphi, le principal fournisseur de pièces détachées pour le premier, ont déjà une notation « poubelle », ce qui veut dire qu’ils n’obtiennent des prêts que de GMAC ou de son correspondant chez Ford. Le directeur financier de Delphi a été renvoyé le 4 mars et son PDG serait sur le point de démissionner. Tant Delphi que Visteon, le plus grand sous-traitant de Ford, demandent au syndicat UAW de renoncer à certains avantages sociaux.

Il y a une autre menace. La caisse de retraites de GM a un trou de 17 milliards de dollars et l’administration Bush favorise une nouvelle réforme des retraites qui pénaliserait fortement les entreprises ayant des plans sous-financés et une mauvaise notation. Ces nouvelles règles risquent de doubler la prime d’assurance que GM doit verser à la Pension Benefit Guarantee Corp. pour chaque employé adhérant à son plan retraite. Si ces règles devaient être adoptées, GM pourrait être obligé de se déclarer en faillite, tout comme USAir et United Airlines avant lui, et les industries sidérurgiques auparavant encore. Dans ce cas, la dette de 300 milliards de dollars de GMAC partirait en fumée.

Le Neue Zuercher Zeitung du 26 février prédisait que la crise du secteur automobile attendrait son paroxysme en 2006, date à laquelle GM est censé rembourser 44,7 milliards sur ses 300 milliards de dollars de dettes et Ford 37,1 milliards sur ses 174 milliards de dollars de dettes. Avec un profit annuel de 2 milliards, il faudrait 150 ans à GM pour rembourser toutes ses dettes.

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