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Les pirates de l’énergie présentent la candidature de Schwarzenegger

La rédaction
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Arnold Schwarzenegger, candidat républicain au poste de gouverneur de Californie, a participé dès le début à la dérégulation du secteur énergétique de l’Etat. Il est personnellement impliqué dans la gigantesque escroquerie dont l’actuel gouverneur, Gray Davis, est tenu aujourd’hui pour responsable et qui risque fort de lui coûter son poste lors du référendum du 7 octobre.

En 2001, Schwarzenegger a participé à une réunion secrète avec Kenneth Lay, à l’époque PDG d’Enron, peu après que Lay ait rencontré le vice-président Dick Cheney qui préparait alors le rapport final de son groupe de travail sur l’énergie. Outre Ken Lay, Schwarzenegger a rencontré d’autres grands bailleurs de fonds qui allaient par la suite promouvoir sa campagne. Voyons la chronologie des faits les plus marquants :

  1. Mars 2001, la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) ouvre une enquête sur Williams Energy Company, soupçonnée d’avoir réduit la production de certaines centrales pour manipuler le marché californien et faire monter les prix. Un arrangement confidentiel est conclu avec la FERC : Williams et Reliant Energy versent respectivement 10,8 millions et 13,8 millions de dollars pour surfacturation et pratiques de corruption. Cette information restera secrète pendant toute l’année 2001, bien que, précisément à cette époque, le gouverneur Davis ait accusé les compagnies énergétiques d’avoir commis ces fraudes. Il est presque certain que Bush et Cheney aient été au courant des conclusions de l’enquête.
  2. Avril 2001, Cheney et Lay se rencontrent pour discuter de la politique énergétique nationale de l’administration Bush. Lay, dont la société Enron fut le premier contributeur à la campagne Bush-Cheney en 2000, fait huit recommandations, toutes au profit de son entreprise : sept d’entre elles trouvent place dans le rapport final du groupe de travail de Cheney.
  3. 17 mai 2001 : ce rapport de 170 pages est publié sous le titre « Une l’énergie à prix abordable et respectueuse de l’environnement pour l’Amérique du futur ». Il mentionne à peine la crise californienne, que Lyndon LaRouche et Gray Davis attribuent aux « pirates de l’énergie » comme Enron, et à la dérégulation.
  4. 24 mai 2001 : rencontre secrète entre Schwarzenegger, Lay, l’ancien maire de Los Angeles, Richard Riordan, et Michael Milken - le « roi » des junk bonds (obligations poubelle) - à Beverly Hills, pour discuter du plan de Lay pour résoudre la crise énergétique californienne. Jusqu’à présent, Schwazenegger a toujours refusé de parler de cette réunion.

    Selon le journaliste Jason Leopold, qui avait un informateur sur place, le but de la réunion convoquée par Lay était d’empêcher le gouverneur Davis de revenir sur la dérégulation de l’énergie. Selon cette source, Lay avait invité Riordan et Schwarzenegger parce qu’ils étaient pressentis comme candidats potentiels au poste de gouverneur. Un document de quatre pages remis aux participants affirmait : « Cette fois, il faudra une vraie dérégulation - la Californie a besoin d’un vrai marché de l’électricité, pas de contrôles gouvernementaux . »

  5. 29 mai 2001 : le gouverneur Davis rencontre le président Bush au Century Plaza Hotel et lui propose d’imposer des contrôles de prix sur l’électricité, dont les coûts ont grimpé en flèche pour atteindre 200 dollars par mégawatt. Il décrit comment les Californiens sont retenus en otage par les géants de l’énergie. Sans doute à l’instigation de Cheney, le Président fait valoir pour toute réponse que c’est le maintien de nombreuses restrictions régulatrices qui est à l’origine de la crise, et donc que Davis en est responsable. C’est le même argument utilisé aujourd’hui par Schwarzenegger et par les sociétés énergétiques.
  6. Quelques jours après la publication du rapport de son groupe de travail sur l’énergie, le vice-président Cheney est interviewé par la chaîne PBS qui lui demande si les groupes du secteur énergétique se comportent comme un cartel. Il répond : « Non. Le problème, en Californie, vient d’une convergence de plusieurs facteurs - une mauvaise politique régulatrice : ils n’ont pas vraiment dérégulé. Aujourd’hui, ils sont piégés à cause de cette politique mal avisée et, en plus, parce qu’ils ne se sont pas non plus préoccupés de la question de l’approvisionnement. Il est clair qu’ils se sont créé des problèmes majeurs et qu’ils ont acculé (le distributeur californien) PG&E à la faillite . »

    Pourtant, cette dérégulation « insuffisante » a permis à Enron d’engranger en un an un bénéfice de 500 millions de dollars sur ce marché, soit dix fois plus que l’année précédente. Sur l’ensemble de l’Etat, le chiffre d’affaires des sociétés énergétiques est passé de 7 milliards en 1999 à 28 milliards en 2000. Selon Leopold, les « pirates de l’énergie » ont dérobé quelque 70 milliards de dollars à l’Etat, précipitant la crise budgétaire que Schwazenegger accuse Davis d’avoir provoquée.

  7. Septembre 2002, une rencontre spéciale de deux jours a lieu dans le manoir anglais de Waddeson, la résidence de campagne de lord Jacob Rothschild, à laquelle participent certains des plus puissants financiers du monde, selon Reuters et le World Herald. C’est le milliardaire Warren Buffett qui y introduit Arnold Schwarzenegger. Ce dernier y côtoie donc le chef de la Banque mondiale, James Wolfensohn, le PDG de Nokia, Jorma Ollila, et le PDG de De Beers, Nicky Oppenheimer. La conférence « économique » avait été organisée, paraît-il, par NetJets, une société de vente d’avions d’affaires en copropriété rachetée l’année dernière par la société Berkshire Hathaway de Warren Buffett, dont le « Gouvernator » est actionnaire.

Selon un récit publié dans le Times de Londres du 26 septembre 2002, rapporté par Anatole Kaletsky qui figurait parmi les invités, cette réunion lui rappelait une scène du Décameron de Boccace, qui raconte l’histoire d’un groupe d’oligarques ayant fui Florence pendant la Grande peste pour tenter d’échapper au fléau. Tout en dégustant les meilleurs vins du monde, les invités discutaient de trois questions angoissantes : le Moyen-Orient, l’effondrement des marchés boursiers et la perspective d’une dépression économique mondiale. Ils ont également évoqué des plans de guerre contre l’Irak, un « changement de régime » à Téhéran, Riad, Damas et Islamabad et des mesures économiques d’urgence.

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